3 Quelle existence pour les chevaux en fin de vie dans les vastes espaces du Mexique et du Brésil ? La faim, les blessures, la maltraitance et, au bout, la mort indigne. C’est ce que révèle l’enquête réalisée par One Voice, Gaia et Wakker Dier, avec les images rapportées de ces pays, premiers fournisseurs de viande chevaline de l’Europe.
Aujourd’hui encore, le cheval est symbole de liberté. Sa noblesse, son indépendance, son courage sont admirés. De compagnon de l’homme de labeur et de labours, il est devenu au fil du temps un compagnon de vie pour nombre d’humains. Pourtant, en France, on continue à le manger. L’Hexagone est en effet le 2ème importateur de viande de cheval au monde, après la Belgique. Le Brésil et le Mexique étant leurs principaux fournisseurs.
Mais que sait-on du sort de ces animaux qui finissent dans les assiettes des Européens ? Il y a quelques temps, One Voice avait déjà révélé l’enfer des marchés de chevaux en France. Et avec les images des conditions de transport dans les pays de l’Est, nous pensions avoir vu le pire. Mais nos images tournées au Brésil et au Mexique, entre novembre 2009 et janvier 2010, montrent à quel point en matière de brutalité et de cruauté on est bien loin d’avoir tout vu.
Dans ces pays, les chevaux dits « inutiles », blessés ou trop vieux pour servir, sont traités sans le moindre égard, comme une vulgaire masse de viande dénuée de sensibilité et d’intelligence. Au Brésil, dans des enclos au sol de poussière, les chevaux n’ont que quelques touffes d’herbes desséchées à manger. Leur décharnement, les os saillants sous leur robe marquée des stigmates de leurs blessures, anciennes ou plus récentes, traduisent le manque de nourriture et de soins.
Ces animaux destinés à l’abattoir ne connaissent aucun répit dans la souffrance. Lorsque le jour arrive de quitter l’enclos, ils sont entassés à coup d’électrodes dans des camions dépourvus du strict minimum pour assurer un chargement et un transport décents. En surnombre, les chevaux les plus faibles finissent blessés sous les pattes de ceux qui ont encore un peu d’énergie pour rester debout. Au Mexique, antichambre de la tuerie des chevaux américains -l’abattage étant interdit aux Etats-Unis depuis 2007- les animaux, souvent des Mustang, parcourent des kilomètres, pendant des heures, sans eau ni nourriture, dans des camions à double étage. Ce qui est illégal.
Au bout du voyage, la mort sera loin d’être la délivrance que ces animaux seraient en droit d’attendre. Aucune règle n’est respectée pour donner la mort avec un tant soit peu de respect. Les abattoirs sont des lieux rudimentaires où les animaux attendent parfois pendant des heures dans des enclos nus, ouverts aux quatre vents. Au Brésil, le choc électrique entre les deux yeux entraîne rarement la mort. Les animaux agonisent pendant de longs moments avant qu’un boucher ne finisse le travail. Archaïsme aussi au Mexique où le cheval est saigné d’un coup de couteau derrière la tête, dans la colonne vertébrale, pour le paralyser. Il se vide de son sang alors qu’il est encore vivant. Et, toujours en vie, ses pattes sont sciées… Une mort cruelle et indigne.
Avec ces images, parfois révoltantes et toujours intolérables, One Voice entend alerter l’opinion publique sur le sort réservé aux chevaux que beaucoup considèrent aujourd’hui comme des animaux de compagnie. L’association se bat pour que l’hippophagie soit enfin abolie en France. Aussi, elle milite pour que le cheval obtienne le statut « d’animal de compagnie » tout comme le chien ou le chat. Elle invite chacun à soutenir la proposition de loi du député Lionnel Luca, déposée à l’Assemblée nationale le 24 janvier dernier, qui demande le changement de classification des équidés « d’animal de rente » en « animal de vie ».
Source : OneVoice
2010-04-13 19:56:00"
vendredi 30 avril 2010
Keeping Track of Grizzly Bears in the Northern Rockies


A grizzy bear at home in Yellowstone National Park. USGS researchers study population dynamics of these bears, as well as hazards they face. This information is used by resource managers and decision makers.
USGS uses innovative approaches in bear research
Rural areas with human development can lessen grizzly bear survival in the Greater Yellowstone Ecosystem, and innovative bear rub tree surveys can successfully monitor grizzly population dynamics in the Northern Continental Divide Ecosystem, suggest two new studies released by the U.S. Geological Survey in the Journal of Wildlife Management.
The studies highlight dynamic tools to assist in conservation and management of grizzly bears in the Greater Yellowstone and Northern Continental Divide ecosystems, the two largest strongholds for grizzly populations in the contiguous United States.
While previous studies identified roads and developed areas as primary hazards, the new findings also indicate that rural home development and areas open to fall ungulate hunting can negatively affect bear survival in the Greater Yellowstone Ecosystem. Scientists used 21 years of grizzly bear tracking information to develop a model that predicts areas hazardous to grizzlies.
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Yellowstone and the State of Grizzlies
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“Our research shows that bears living in areas with human development and activity including roads, campgrounds, lodges, and homes have a greater chance of dying than bears living in more remote and secure areas,” said Chuck Schwartz, a USGS wildlife biologist and lead of the Interagency Grizzly Bear Study Team.
Additionally, the study indicates that survival of bears over the age of two depends on the level of human development within their home ranges—factors often driven by elevation and road access. “This type of information is valuable to land managers when planning for resource development, recreational activities, and road building or removal throughout the region,” Schwartz said.
Another study in the Northern Continental Divide Ecosystem evaluated a method that uses rub tree surveys to monitor threatened grizzly bear populations in northwestern Montana. These surveys may improve insights into bear population dynamics such as growth, decline, distribution, and bear density.
Bear rubs are anything a bear likes to rub on: trees, posts, power poles, and cabins. Scientists mapped bear rubs, collected hair samples, and then used DNA fingerprinting to develop a new way to estimate regional population growth rates.
“These methods could potentially be used for other species that are difficult to study because they live in remote and rugged areas,” said Katherine Kendall, USGS biologist and lead of the Northern Divide Grizzly Bear Program. “They could also provide a reliable estimate of population trend and be more affordable and safer than collaring bears.”
In 2009, the team began a full scale test to use this method to monitor grizzly bear population trends in the Northern Continental Divide Ecosystem.
The research was conducted at the USGS Northern Rocky Mountain Science Center in collaboration with partners from the University of Montana, Colorado State University, and the U.S. Fish and Wildlife Service.
The article, Hazards Affecting Grizzly Bear Survival in the Greater Yellowstone Ecosystem, was authored by researchers with the USGS and Colorado State University. The article, Evaluation of bear rub tree surveys to monitor grizzly bear population trends, was authored by researchers with the USGS, University of Montana, and U.S. Fish and Wildlife Service. Both are published in the May issue of the Journal of Wildlife Management.
jeudi 15 avril 2010
Le nuage de cendres islandais pourrait toucher la France en fin de journée
Le nuage de cendres en provenance d'un volcan islandais pourrait toucher les côtes normandes et bretonnes entre 18 h et 20 heures. Fait extrêmement rare, les espaces aériens britanniques et danois sont fermés.
L'énorme nuage de cendres du volcan Eyjafjallajokul (sud de l'Islande), entré en éruption ce matin, pourrait toucher les côtes normandes et bretonnes entre 18 heures et 20 heures, selon des sources internes à la direction générale de l'aviation civile ( DGAC) se fiant sur des prévisions de Météo France. Ce qui entraînerait des perturbations du trafic aérien français. Déjà ce matin, plus d'une centaine de vols ont été annulés au départ de Paris, selon Aéroports de Paris (ADP), vers Londres, l'Islande, le Danemark, la Norvège, la Suède, l'Irlande ou l'Ecosse.
Depuis ce matin, une bonne partie des avions sont cloués au sol dans le nord de l'Europe. L'espace aérien britannique sera totalement fermé jeudi à partir de 11 h GMT et "au moins" jusqu'à 17 h.L'énorme nuage de cendres du volcan Eyjafjallajokul (sud de l'Islande), entré en éruption ce matin, pourrait toucher les côtes normandes et bretonnes entre 18 heures et 20 heures, selon des sources internes à la direction générale de l'aviation civile ( DGAC) se fiant sur des prévisions de Météo France. Ce qui entraînerait des perturbations du trafic aérien français. Déjà ce matin, plus d'une centaine de vols ont été annulés au départ de Paris, selon Aéroports de Paris (ADP), vers Londres, l'Islande, le Danemark, la Norvège, la Suède, l'Irlande ou l'Ecosse.
Depuis ce matin, une bonne partie des avions sont cloués au sol dans le nord de l'Europe. L'espace aérien britannique sera totalement fermé jeudi à partir de 11 h GMT et "au moins" jusqu'à 17 h.
L'aéroport international de Bruxelles a "de fortes chances" de devoir cesser ses opérations en cours de journée.
Fabrice Gliszczynski
L'aéroport international de Bruxelles a "de fortes chances" de devoir cesser ses opérations en cours de journée.
Fabrice Gliszczynski
(http://www.latribune.fr/entreprises/services/transport-logistique/20100415trib000499230/le-nuage-de-cendres-islandais-pourrait-toucher-la-france-en-fin-de-journee.html)
L'énorme nuage de cendres du volcan Eyjafjallajokul (sud de l'Islande), entré en éruption ce matin, pourrait toucher les côtes normandes et bretonnes entre 18 heures et 20 heures, selon des sources internes à la direction générale de l'aviation civile ( DGAC) se fiant sur des prévisions de Météo France. Ce qui entraînerait des perturbations du trafic aérien français. Déjà ce matin, plus d'une centaine de vols ont été annulés au départ de Paris, selon Aéroports de Paris (ADP), vers Londres, l'Islande, le Danemark, la Norvège, la Suède, l'Irlande ou l'Ecosse.
Depuis ce matin, une bonne partie des avions sont cloués au sol dans le nord de l'Europe. L'espace aérien britannique sera totalement fermé jeudi à partir de 11 h GMT et "au moins" jusqu'à 17 h.L'énorme nuage de cendres du volcan Eyjafjallajokul (sud de l'Islande), entré en éruption ce matin, pourrait toucher les côtes normandes et bretonnes entre 18 heures et 20 heures, selon des sources internes à la direction générale de l'aviation civile ( DGAC) se fiant sur des prévisions de Météo France. Ce qui entraînerait des perturbations du trafic aérien français. Déjà ce matin, plus d'une centaine de vols ont été annulés au départ de Paris, selon Aéroports de Paris (ADP), vers Londres, l'Islande, le Danemark, la Norvège, la Suède, l'Irlande ou l'Ecosse.
Depuis ce matin, une bonne partie des avions sont cloués au sol dans le nord de l'Europe. L'espace aérien britannique sera totalement fermé jeudi à partir de 11 h GMT et "au moins" jusqu'à 17 h.
L'aéroport international de Bruxelles a "de fortes chances" de devoir cesser ses opérations en cours de journée.
Fabrice Gliszczynski
L'aéroport international de Bruxelles a "de fortes chances" de devoir cesser ses opérations en cours de journée.
Fabrice Gliszczynski
(http://www.latribune.fr/entreprises/services/transport-logistique/20100415trib000499230/le-nuage-de-cendres-islandais-pourrait-toucher-la-france-en-fin-de-journee.html)
mercredi 7 avril 2010
D'après un article de "Notre Planète"

Protéger les zones humides d'Asie du Sud-est pour sauver le chat à tête plate-
De nombreuses espèces animales dans le monde entier se réfugient dans les forêts tropicales parsemées autour du globe. Mais à mesure que les activités humaines ravagent notre planète, d'innombrables créatures terrestres en ressentent les effets.
C'est le cas du chat à tête plate (Prionailurus planiceps), qui peuple les forêts tropicales d'Asie du Sud-est. Une nouvelle recherche internationale montre que cette zone a été transformée en plantations, ce qui la rend inhabitable par ces chats. Publiés dans la revue Public Library of Science (PLoS) ONE, les résultats de cette étude montrent également que seulement 16% de la forêt tropicale est totalement protégée conformément aux critères de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Les chercheurs, conduits par le Leibniz Institute for Zoo and Wildlife Research (IZW, Berlin, Allemagne), expliquent que seule une petite partie de la zone est protégée et qu'en outre, les habitats restant sont extrêmement fragmentés. Le principal problème est que la majorité des grands parcs nationaux d'Asie du Sud-est, et particulièrement la Thaïlande, la Malaisie, Bornéo et Sumatra, se trouvent en haute altitude, et le chat à tête plate est contraint de rester dans les plaines et les zones forestières marécageuses côtières.
«Nous avons réuni toutes les informations disponibles sur ce chat et avons constaté qu'il vit principalement dans les plaines et les zones tourbeuses et marécageuses des forêts, près des points d'eau», explique l'auteur principal Dr Andreas Wilting de l'IZW.
«Ces informations nous ont permis de développer un modèle informatique pour prévoir sa distribution historique et actuelle. La prochaine étape consistera à rassembler davantage d'informations sur l'écologie de cette espèce peu connue et de renforcer sa protection, et par là même la durabilité des derniers habitats importants de la forêt», ajoute-t-il. «Nous avons donc identifié 19 localités dans toute la gamme de distribution que notre modèle qualifie d'importantes pour la survie à long terme de cette espèce rare.»
D'une part, les forêts tropicales de l'Asie du Sud-est abritent beaucoup d'espèces différentes ; d'autre part, elles sont victimes de la déforestation intensive (la plus importante sur la planète). Les experts nous expliquent que la biodiversité peut être protégée si les habitats sont surveillés.
L'équipe de recherche encourage les personnes à protéger les plaines et les zones humides très menacées d'Asie du Sud-est, et elle compte utiliser le chat à tête plate pour pousser les gens à agir. Ce chat pèse environ deux kilogrammes et est unique en ce qu'il possède des pattes palmées qui lui permettent d'attraper des poissons et des crabes dans des habitats humides tels que les forêts tourbeuses inondées et les berges de rivières de diverses forêts tropicales de Thaïlande, Malaisie et Indonésie, entre autres.
Notes
Des chercheurs d'Australie, du Danemark, d'Allemagne, d'Indonésie, de Malaisie, de Suisse, du Royaume-Uni et des États-Unis ont également contribué à l'étude.
mardi 6 avril 2010
CHAMONIX (HAUTE-SAVOIE) / ISERE Quatre morts dans des avalanches ce lundi

Ce lundi à 13h15, un groupe de huit randonneurs à ski, passant le col de l'Ancrenaz, s'apprêtait à descendre dans le vallon de Bérard (coté Vallorcine) lorsque, sous les spatules des trois premiers, toute la pente se déroba, les entraînant. Aucun de trois skieurs n'a survécu à la coulée. Les skieurs, deux hommes originaires de la région d'Annemasse et une femme habitant Vallorcine, au-dessus de Chamonix, étaient considérés comme aguerris.
Hier également, plusieurs skieurs ont été pris dans une avalanche dans la combe des Ramays, sur la face sud du Taillefer, commune de La Morte en Isère. Un des skieurs, âgé de 45 ans et domicilié à Jarrie, a perdu la vie. Un de ses compagnons de randonnée, âgé de 41 ans, est un véritable miraculé. Pris dans la coulée de neige, il a fait une chute de 600 à 1000 mètres de dénivelé et sauté deux barres rocheuses. Il se trouvait hier en état d'hypothermie aux urgences avec, seulement, quelques contusions.
Une autre avalanche, survenue dans le secteur du lac du Crozet sur la commune de Revel dans le massif de Belledonne, a fait un blessé grave. Il s'agit d'un homme de 53 ans admis par la suite au service déchocage du CHU de Grenoble. Plusieurs autres randonneurs ont été pris dans cette avalanche mais ont pu s'extraire eux-mêmes de la neige.
En Isère hier, en une heure et demie les hommes du PGHM ont dû intervenir sur sept avalanches dans tout le département, et même requérir le renfort de leurs collègues du PGHM de Modane et des hommes de la CRS Alpes. « De mémoire de secouriste, nous n'avions jamais vu ça », note le commandant Rigaud, patron du Peloton de gendarmerie de haute montagne de l'Isère, dans le Dauphiné Libéré daté de ce mardi 6 avril 2010.
Ce lundi à 13h15, un groupe de huit randonneurs à ski, passant le col de l'Ancrenaz, s'apprêtait à descendre dans le vallon de Bérard (coté Vallorcine) lorsque, sous les spatules des trois premiers, toute la pente se déroba, les entraînant. Aucun de trois skieurs n'a survécu à la coulée. Les skieurs, deux hommes originaires de la région d'Annemasse et une femme habitant Vallorcine, au-dessus de Chamonix, étaient considérés comme aguerris.
Hier également, plusieurs skieurs ont été pris dans une avalanche dans la combe des Ramays, sur la face sud du Taillefer, commune de La Morte en Isère. Un des skieurs, âgé de 45 ans et domicilié à Jarrie, a perdu la vie. Un de ses compagnons de randonnée, âgé de 41 ans, est un véritable miraculé. Pris dans la coulée de neige, il a fait une chute de 600 à 1000 mètres de dénivelé et sauté deux barres rocheuses. Il se trouvait hier en état d'hypothermie aux urgences avec, seulement, quelques contusions.
Une autre avalanche, survenue dans le secteur du lac du Crozet sur la commune de Revel dans le massif de Belledonne, a fait un blessé grave. Il s'agit d'un homme de 53 ans admis par la suite au service déchocage du CHU de Grenoble. Plusieurs autres randonneurs ont été pris dans cette avalanche mais ont pu s'extraire eux-mêmes de la neige.
En Isère hier, en une heure et demie les hommes du PGHM ont dû intervenir sur sept avalanches dans tout le département, et même requérir le renfort de leurs collègues du PGHM de Modane et des hommes de la CRS Alpes. « De mémoire de secouriste, nous n'avions jamais vu ça », note le commandant Rigaud, patron du Peloton de gendarmerie de haute montagne de l'Isère, dans le Dauphiné Libéré daté de ce mardi 6 avril 2010.
vendredi 2 avril 2010
Quinze militants de l'organisation écologiste Greenpeace se sont enchaînés vendredi matin aux amarres d'un cargo transportant de la viande de baleine

Des militants de l'organisation écologiste Greenpeace se sont enchaînés vendredi aux amarres d'un cargo transportant de la viande de baleine destinée au Japon, dans le port de Rotterdam (ouest des Pays-Bas), a-t-on appris de sources concordantes.
Les manifestants, au nombre de quinze selon Greenpeace, sept selon la police, qui s'étaient enchaînés vers 04H30 (02H30 GMT), se sont détachés des amarres vers midi environ (10H00 GMT), a indiqué à l'AFP une porte-parole de la police de Rotterdam, Tinet Dejonge.
"Greenpeace a reçu de la police de Rotterdam l'assurance que les conteneurs dans lesquels se trouve la viande de baleine ne quittent pas le port de Rotterdam", sur décision de l'armateur, a expliqué l'organisation dans un communiqué.
Les militants de Greenpeace voulaient empêcher le départ vers le Japon, prévu en fin d'après-midi, du cargo en provenance d'Islande, transportant une "cargaison illégale", selon eux, de viande de treize baleines, stockée dans sept conteneurs, destinée au Japon.
Sept activistes ont été interpellés et devront payer une amende, a précisé la police.
vendredi 26 mars 2010
Europe : les libellules, les scarabées et les papillons sont en péril

La liste rouge européenne, un rapport sur le statut de la conservation de quelque 6000 espèces européennes, vient tout juste d'être publiée et les résultats sont plutôt inquiétants.
Les données ont été compilées avec l'aide du financement de la Commission européenne ; elles montrent que 14% des libellules, 11% des scarabées et 9% des papillons sont menacés d'extinction en Europe. Le plus alarmant est que certaines de ces espèces sont menacées d'extinction totale, et elles ont été ajoutées à la Liste rouge des espèces menacées (MD) de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Des étés de plus en plus chauds et secs, d'après les experts, associés à l'intensification de l'extraction d'eau à des fins de consommation et d'irrigation, provoquent l'assèchement des habitats des zones humides dans lesquels vivent les libellules.
Au total, 431 espèces de scarabées que l'on trouve en Europe ont été évaluées et les données montrent que 46 risquent de disparaître de la région, 29 sont menacées d'extinction à l'échelle mondiale et 56 sont également considérées comme «presque menacées en Europe». C'est la première fois que l'UICN évalue la situation des scarabées saproxyliques, qui jouent un rôle essentiel dans le recyclage des substances nutritives. Les principales menaces à long terme pour ces espèces sont la disparition de leur habitat en raison de la diminution du nombre d'arbres adultes et de l'exploitation forestière.
Les études actuelles révèlent que 31% des 435 espèces de papillons en Europe voient leur population décliner et que 9% de ces espèces sont déjà menacées d'extinction. Près d'un tiers des papillons européens n'existent qu'en Europe et 22 de ces espèces endémiques sont menacées au plan mondial.
Janez Potočnik, commissaire européen en charge de l'environnement, estime que « l'avenir de la nature est notre avenir et s'il est en péril, le nôtre l'est aussi ». « Aussi, lorsqu'une liste rouge tire la sonnette d'alarme, les implications pour nos écosystèmes et notre avenir sont claires. Il s'agit d'un déclin préoccupant. »
La Commission explique déjà sa position concernant une nouvelle cible internationale visant à mettre fin au déclin de la biodiversité. Ce problème sera abordé lors de la prochaine conférence des parties à la convention sur la diversité biologique, qui aura lieu à Nagoya au Japon en octobre cette année.
D'après Jane Smart, directrice du groupe pour la conservation de la biodiversité de l'UICN, « lorsqu'on parle d'espèces menacées, les gens pensent plutôt à de grandes créatures plus charismatiques telles que les pandas ou les tigres, mais nous ne devons pas oublier que les petites espèces de notre planète sont tout aussi importantes et ont également besoin d'être protégées par des actions de conservation. Les papillons, par exemple, jouent un rôle essentiel en tant que pollinisateurs dans les écosystèmes où ils vivent ».
La liste rouge européenne se fonde sur les mêmes critères que la liste rouge de l'UICN pour les espèces menacées (MD), mais se limite à l'Europe. Ce rapport comprend des évaluations sur les mammifères, les amphibiens, les reptiles, les poissons d'eau douce, les libellules et les papillons, ainsi que sur certains groupes de scarabées, de mollusques et de plantes vasculaires.
Les évaluateurs répartissent les espèces dans diverses catégories (huit au total) en fonction de l'importance de la menace à laquelle elles sont confrontées; les espèces classées dans les sections «en danger critique d'extinction», «en voie de disparition» ou «vulnérables», sont collectivement décrites comme «menacées».
Auteur
(© Communautés européennes, 1990-2010 / CORDIS, http://cordis.europa.eu/)
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