
Un accord visant à doubler d'ici 2022 le nombre de tigres dans les 13 pays où ces félins vivent encore à l'état sauvage a été conclu mardi à Saint-Petersbourg lors d'un sommet organisé par le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Wen Jiabao, en présence des représentants des 11 autres pays d'Asie où vivent encore des représentants de cette espèce menacée. (Reuters/Vladimir Konstantinov)
Il ne reste aujourd'hui que 3.200 tigres à l'état sauvage, contre 100.000 il y a un siècle. Les survivants, victimes des vertus médicinales ou aphrodisiaques prêtées, notamment en Chine, à certaines parties de leur anatomie, sont traqués par des braconniers.
Vladimir Poutine et son homologue chinois, Wen Jiabao, ont organiséà Saint-Petersbourg, avec des représentants des autres pays d'Asie où vivent encore des tigres, un sommet destiné à sauver cette espèce menacée.
"Il est très important de sauver pour les générations futures le tigre, cette créature magnifique, impériale", a déclaré Vladimir Poutine lors de la conférence. Le dirigeant russe, qui aime cultiver une image sportive, s'est vu offrir un bébé tigre pour son 56e anniversaire et s'est illustré en endormant un tigre de Sibérie à l'aide d'un fusil hypodermique.
Le programme de sauvetage consacrera 350 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, ont précisé des coordinateurs de la Banque mondiale et du WWF.
Jim Leape, directeur général du WWF, a souligné que le tigre était au bord de l'extinction et que, sans mesures strictes destinées à mettre fin au braconnage et à la déforestation, il ne resterait plus en 2022 que quelques survivants disséminés.
Le nombre de tigres a diminué de 97% au cours de la dernière décennie et quatre des neuf sous-espèces de tigres ont disparu.
Des personnalités telles que l'acteur américain Leonardo DiCaprio se sont engagées dans la campagne, offrant mardi un million de dollars.
Pour John Sellar, responsable de la lutte contre la fraude à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), il est essentiel de se concentrer sur la lutte contre les trafics, faute de quoi, l'argent dépensé l'aura été en pure perte.
L'Inde est une plaque tournante du trafic, suivie de la Chine où pratiquement toutes les parties du tigre se négocient à prix d'or. Une peau peut y atteindre 35.000 dollars, selon Havoscope, qui recense les tarifs du marché noir.