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The bison is a member of the bovine family. Commonly called “buffalo”

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vendredi 25 novembre 2011

Les routes migratoires de la faune sauvage en danger


Le monde est recouvert de milliards de routes migratoires invisibles. Sur terre, dans l'eau et dans les airs, les animaux migrateurs utilisent et dépendent de la disponibilité de sites critiques le long de leurs voyages migratoires annuels. Ces sites, plaques tournantes internationales de la faune sauvage, sont vitaux pour le ravitaillement et la reproduction des animaux : un chaînon manquant peut mettre toute une population en danger.

Tout comme les systèmes de transport moderne avec leurs aéroports, leurs chemins de fer et leurs routes, les espèces migratrices ont des réseaux similaires dans le monde entier. Or, beaucoup de ces plaques tournantes subissent une pression considérable à cause du développement humain et de l'exploitation des ressources naturelles.

Les scientifiques prévoient que l' « Abondance moyenne des espèces » au niveau mondial, une mesure visant à prévoir à la fois la diversité des espèces et leur nombre, passera de 0,70 en 2000 à environ 0,63 d'ici 2050.

Cette perte estimée d'abondance et des espèces de la faune sauvage revient à éradiquer toute faune et flore dans une zone de 9,1 millions de km2, environ la taille des États-Unis d'Amérique ou de la Chine, en moins de 40 ans.

Le 21 novembre, des représentants de près de 100 gouvernements se sont réunis lors d'une conférence sur la faune sauvage, organisée par la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, sous l'égide du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE / CMS) de l'ONU à Bergen, en Norvège, afin de trouver des solutions pour sauvegarder les espèces migratrices de la faune sauvage.
Les plaques tournantes de la faune sauvage sont menacées dans le monde entier

Dans l'Extrême-Arctique canadien, les bélugas qui migrent dans d'étroits couloirs de glace à ciel ouvert pourraient voir leur migration bloquée par le trafic maritime d'une potentielle vaste mine de fer. Les baleines et les dauphins sont de plus en plus exposés à la pollution sonore des sonars et des bateaux, qui pourrait entraîner des modifications et une diminution jusqu'à 58 pour cent de la communication des mammifère marins.

Dans la mer Jaune en Asie orientale, la mise en valeur des terres est en train de détruire des « aéroports » critiques pour les oiseaux marins, tandis que les plaines découvertes d'Asie centrale, d'Afrique et d'Amérique du Sud sont découpées par les routes, les voies ferrées et les nouveaux projets de mines.
Le braconnage entraîne un déclin spectaculaire dans le monde entier parmi les rhinocéros, les éléphants, les tigres et les antilopes, avec très peu de ressources accordées à l'application des lois.

Pour les oiseaux migrateurs et les chauves-souris, les zones humides et les zones de repos ont diminué de plus 50 pour cent au cours du siècle dernier. Nombre d'entre elles sont critiques pour ces animaux qui voyagent sur de longues distances.

Le développement côtier augmente rapidement et l'on prévoit qu'il aura un impact sur 91 pour cent des côtes tempérées et tropicales d'ici 2050 et qu'il contribuera à plus de 80 pour cent de la pollution marine, avec de graves conséquences sur les oiseaux migrateurs.

Les guanacos et les vigognes ont perdu 40 à 75 pour cent de leurs aires de répartition en Amérique du Sud et leurs populations ont probablement chuté d'au moins 90 pour cent au cours des siècles derniers à cause de la perte des habitats due à l'augmentation du pacage et au braconnage.

Les baleines à bosse en Océanie sont menacées par la capture accessoire, la dégradation des habitats, la pollution, les maladies, le bruit, les collisions de navires, la diminution du nombre de proies et le changement climatique.

La minuscule Pipistrelle de Nathusius est une espèce de chauve-souris qui pèse entre 6 et 10 g seulement et qui voyage presque 2000 km par an. Elle est menacée par la perte des habitats et les collisions dues au nombre croissant de parcs éoliens. Le travail en projet de l'Accord EUROBATS de la CMS vise à protéger ses habitats et ses voies de migration.

La perte des écosystèmes de prairies et les activités agricoles sur les terres de reproduction et le long des voies de migration dans le sud de l'Amérique latine menace le bécasseau roussâtre et d'autres oiseaux des prairies. La CMS travaille avec les pays de la région afin d'identifier de nouvelles zones protégées situées à l'extérieur afin de créer un réseau d'habitats.

La capture accessoire constitue la principale menace de la plupart des mammifères marins, avec une perte annuelle de plus de 600 000 animaux.

La sous-population de baleines à bosse, qui migre entre l'Océanie et l'océan Austral, s'est effondrée de 70 pour cent depuis 1942. Aujourd'hui, il ne reste plus qu'entre 3000 et 5000 animaux.

Voilà quelques uns des sites et espèces menacés identifiés dans le rapport intitulé « Living Planet : Connected Planet. Preventing the End of the World's Wildlife Migrations through Ecological Network (Planète vivante : planète connectée. Prévenir la fin des migrations à travers les réseaux écologiques) ». Il a été lancé le 21 novembre à Bergen par la Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices de la Faune Sauvage.

Elizabeth Maruma Mrema, Secrétaire exécutive de la CMS, a déclaré : « Pour tous les animaux qui migrent régulièrement, les réseaux écologiques sont essentiels à leur migration et leur survie. La coopération internationale est cruciale afin de gérer ces vastes réseaux transfrontières. L'engagement de tous les pays est nécessaire afin que les générations futures puissent toujours s'émerveiller de ces nomades qui connectent notre planète et en profiter pleinement. »

Le rapport met en avant la manière dont la collaboration internationale a donné lieu à de belles et uniques réussites en matière de protection des espèces migratrices, comme les exemples suivant le démontrent.
Quelques succès dans la protection des animaux

Les oiseaux voyageant le long de la voie de migration Est-Atlantique de l'Afrique à l'Arctique ont besoin de se poser sur terre et de se ravitailler. La coopération néerlandaise-allemande-danoise trilatérale a aidé à sauvegarder un « aéroport » clé dans la mer des Wadden pour les espèces voyageant dans le monde entier.

Dans le minuscule archipel du Pacifique des Palaos, les requins, qui parcourent les océans depuis plus de 400 millions d'années, commençaient à être menacés par la forte demande en nageoires pour les soupes. « Il y a deux ans, les Palaos sont devenus le premier pays à déclarer ses eaux côtières réserve naturelle pour les requins. À présent, les scientifiques estiment que les excursions de plongée au milieu des requins génèrent environ huit pour cent du PIB du pays et qu'un seul requin génère au cours de sa vie des revenus pour l'écotourisme équivalant à 1,9 millions euros », déclare Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE.

L'oie naine, en danger d'extinction dans le monde entier, se reproduit dans la forêt de la toundra de la Scandinavie au point le plus oriental de la Russie et a vu ses populations diminuer de manière spectaculaire depuis les années 1950. Cependant, le cadre de l'Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie a réuni les gouvernements des vingt-deux pays clés situés le long de leurs voies de migration afin d'aider à sauver cette espèce de l'extinction.

Les gorilles de montagne, menacés d'extinction dans les Virunga, aux frontières de la République Démocratique du Congo, du Rwanda et de l'Ouganda, n'étaient plus que 250 en 1981, mais des mesures transfrontières répressives efficaces ont contribué à son rétablissement au coeur d'un des plus graves conflits du monde. En 2010, on en comptait 480.

Un programme de dix ans visant à restaurer et conserver sept millions d'hectares de zones humides en Chine, en Iran, au Kazakhstan et en Russie, a non seulement renforcé les chances de survie de la grue de Sibérie, en danger critique d'extinction, mais a également amélioré l'alimentation en eau potable, la pêche continentale et le stockage du carbone.

Le rapport appelle à une collaboration internationale afin de sauvegarder les réseaux écologiques reliant les nombreux corridors et plaques tournantes de la faune sauvage.

Toutefois, malgré les réussites grâce à la Convention et à la collaboration internationale, quelques-uns de plus grands pays du monde, qui possèdent presque 36 % de la surface terrestre mondiale, ne sont toujours pas parties de la Convention, ce qui pose des problèmes dans la protection des espèces migratrices au niveau international, malgré les quelque 150 pays qui collaborent.
Le braconnage de nouveau en recrudescence

Le braconnage est à nouveau en augmentation, en particulier dans les prairies et les savanes d'Afrique et d'Asie centrale. « Le braconnage organisé sur des animaux tels que les rhinocéros, les éléphants et les antilopes augmente rapidement en Asie et en Afrique et nous avons désespérément besoin de soutien pour traiter ce problème à l'échelle internationale », déclare Christian Nellemann, du centre GRID-Arendal du PNUE en Norvège.

Le nombre de gnous, de rhinocéros, d'antilopes Saïga et d'antilopes du Tibet, de gazelles à goitre et de gazelles du Tibet, de guanacos et de vigognes a diminué dans de nombreuses régions de 35 à 90 pour cent au cours des dernières décennies.

La chasse abusive pour le commerce illégal de corne a entraîné un déclin spectaculaire de 95 pour cent des populations d'antilopes Saïga, qui sont passées d'un million d'animaux à seulement 50 000. Sous l'égide du Mémorandum d'Entente de la CMS sur l'antilope Saïga, le suivi, l'identification de zones protégées pour les troupeaux en période de vêlage, la surveillance transfrontière et la participation des communautés locales constituent les bases d'une stratégie de conservation efficace.

La protection des immenses réserves en Chine et en Asie centrale, ainsi que des mesures anti-braconnage renforcées, ont contribué à sauver l'antilope du Tibet ou chiru de l'extinction potentielle, car leur nombre est passé de plus d'un million à moins de 75 000 en une ou deux décennies. Les antilopes du Tibet étaient chassées pour leur laine, le shahtoosh, qui pouvait rapporter jusqu'à 5000 dollars pour un châle sur le marché noir. Mais les mesures anti-braconnage chinoises, combinées à la mise en place de quelques-unes des plus grandes réserves au monde par la République populaire de Chine, ont changé le destin de ces animaux migrateurs. Toutefois, le braconnage continue de poser des problèmes.
Les barrières à la migration

Les antilopes du Tibet, qui traversent toujours la ligne ferroviaire Qing-Zang et l'autoroute Golmud-Lhasa pour atteindre leurs terres de vêlage et en revenir, passent 20 à 40 jours à chercher des passages et à attendre.

La construction de routes dans le Serengeti, l'écosystème pâturé le plus varié sur Terre, pourrait entraîner de grandes pertes parmi les 1,5 millions de gnous migrateurs, distribués par populations de 300 000 à presque 1 million d'animaux, avec de graves conséquences sur tout le réseau de l'écosystème, y compris les autres animaux et les plantes. Des promesses récentes du gouvernement tanzanien de protéger contre les projets de routes le Serengeti, le dernier et le plus grand système pâturé intact d'ongulés sauvages au monde, existant depuis 250 000 ans, est applaudi par la communauté internationale.

Dans la réserve de Masai Mara, au Kenya, on observe un déclin de 81 pour cent de la population de gnous migrateurs entre la fin des années 1970 et les années 1990 à cause de clôtures empêchant la migration annuelle et du braconnage.

Les recommandations du rapport

Voici quelques-unes des recommandations visant à sécuriser les réseaux écologiques pour les espèces migratrices :

L'évaluation des projets nationaux de développement d'infrastructures, dont les routes, les lignes ferroviaires, les pipelines, les lignes électriques, les parcs éoliens et les barrages, qui entravent la migration transfrontière des ongulés, contribue à identifier des moyens afin d'atténuer les impacts et à déterminer la violation potentielle de la CMS.

La lutte contre les crimes écologiques, tels que le braconnage, nécessite des efforts internationaux plus concertés afin de contrer le commerce illégal de produits de la faune sauvage au niveau mondial. Une augmentation importante des financements et une collaboration entre INTERPOL, la Banque Mondiale, la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), l'OMD (Organisation mondiale des douanes) et l'ONUDC (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) sont des préalables nécessaires pour réussir à lutter efficacement contre les crimes à l'encontre de la faune sauvage.

Il faut absolument un renforcement des formations anti-braconnage et de l'application des lois, y compris la formation de pisteurs et l'amélioration de la gestion des scènes de crime afin de sécuriser les preuves pour les poursuites judiciaires.

Il faut augmenter rapidement et de manière conséquente le nombre et la taille des aires marines protégées. Les zones de nage importantes des baleines et des dauphins, en particulier dans un rayon de 200 km autour des zones côtières, doivent, lorsque cela est possible, être incluses dans les aires marines protégées et certaines parties doivent être désignées zones de navigation limitées pour les navires destinés au transport de marchandises et l'activité navale.

La restauration des zones humides, des vasières et des zones côtières doit être renforcée le long des principales voies de migration des oiseaux sur tous les continents afin de garantir la survie des oiseaux migrateurs.

La Dixième réunion de la Conférence des Parties de la CMS, qui se tient du 20 au 25 novembre 2011 à Bergen, accorde une attention particulière à l'importance des réseaux écologiques en tant qu'instrument efficace pour protéger de nombreux animaux migrateurs.
Notes

La Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices de la Faune Sauvage (PNUE/CMS) travaille pour la conservation d'un ensemble varié d'animaux migrateurs en danger d'extinction dans le monde entier au travers de la négociation et de la mise en place d'accords et de plans d'action. La CMS est une convention en pleine croissance avec une importance spéciale du fait de son expertise en matière d'espèces migratrices. Aujourd'hui, 116 pays font partie de la Convention.
Auteur
Programme des Nations Unies pour l'Environnement

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

lundi 28 mars 2011

Japon : malgré le chaos, la solidarité des animaux

Faits Divers - Japon : malgré le chaos, la solidarité des animaux (Vidéo)
Une séquence incroyable - filmée par la télévision nipponne quelques jours après le terrible séisme qui a frappé le Japon - montre un chien qui refuse d’abandonner l’un de ses congénères, visiblement blessé au milieu des décombres. Des images pleines d’émotions, que la Fondation 30 Millions d’Amis a souhaité partager.

Alors qu’une caméra filme en direct les décombres de la région d'Ibaraki à la suite du terrible séisme de magnitude 8.9 qui a ravagé le nord-ouest du Japon (11/3/11), l’attention des commentateurs est brutalement attirée par un chien effectuant un étrange manège. Allant et venant précipitamment, l’animal semble apeuré et s’éloigne. Les journalistes découvrent alors un autre canidé, blanc, couché sur le flanc. Le premier chien - un épagneul - reste, l’air inquiet, près de son compagnon d’infortune au milieu des débris d’immeubles.
Un vrai miracle

Les commentateurs sont d’abord étonnés par les images qu’ils sont en train de voir : « Ce chien a l'air d’avoir peur, on dirait qu’il est perdu », peut-on entendre en voix off. Un dialogue s’installe alors entre les deux journalistes : « Regardez : il y a un autre chien côté de lui. Il est couché, il ne bouge plus ! Il a l'air mort… » commente l’un. Quelques secondes plus tard, son collègue s’exclame : « Le chien blanc… Il bouge ! Il est vivant ! » L’émotion gagne peu à peu les deux hommes : « On espère qu’il va s’en sortir, ça fait tellement mal au cœur... Comment ces deux chiens ont-ils survécu à ce terrible tremblement de terre et au tsunami ? » s’interrogent-ils, visiblement très émus. L’épagneul pose alors la patte sur le corps du blessé, comme s’il implorait de l’aide.

Un animal n’abandonne jamais

Les deux animaux seront finalement secourus par Japan Earthquake Animal Rescue and Support, un collectif d’associations locales spécialement créé au lendemain du séisme afin de porter secours aux animaux de compagnie blessés ou qui ont perdu leur maître. Comme l’indique le collectif sur sa page Facebook, l’épagneul a été confié à un refuge, tandis que le chien blessé a été conduit dans une clinique vétérinaire pour y être soigné.

Depuis sa diffusion (18/3/11), cette séquence a fait le tour des télévisions du monde entier, et provoqué nombre de réactions sur Internet. Les internautes ont souligné la loyauté de cet animal, dont la conduite a été saisie par hasard par une caméra avec, en toile de fond, la terrible catastrophe qui a frappé les Japonais.

Maltraitance - Sultan : le Parquet pour une sanction exemplaire


C’est grâce à des images amateur que les enquêteurs ont pu avoir connaissance d’un cas de maltraitance commis sur un malinois. La Fondation 30 Millions d’Amis, partie civile, demande une peine exemplaire à l’encontre de la propriétaire de Sultan, déjà inquiétée pour des faits similaires.
Mise à jour 18/3/11 : Lors de l’audience (17/03/11), les réquisitions du parquet de Meaux (77) à l’encontre de la maîtresse de l’animal ont suivi à la lettre les demandes des parties civiles, parmi lesquelles la Fondation de 30 Millions d’Amis : une peine de prison de 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve ; l’interdiction définitive de détenir un animal ; la confiscation de Sultan avec exécution provisoire ; l’inscription de la peine au casier judiciaire et une obligation de formation professionnelle. Le tribunal correctionnel de Meaux a mis sa décision en délibéré au 13 mai 2011C’est encore une fois une vidéo, diffusée sur YouTube, qui va révéler un nouveau cas de maltraitance animale et permettre d’appréhender son auteur. Sur une séquence d’à peine une minute, on peut voir une femme donner des coups de pied et de bâton à un chien attaché. Les images saisies par une touriste en pleine nuit sur un parking de Chessy (77) ont provoqué l’indignation des internautes avant d’attirer l’attention d’Anne, enquêtrice auprès de diverses associations de protection animale. Les lieux et l’individu sont alors très rapidement identifiés par la BAC (Brigade Anti Criminalité) locale.

Enfermé sur un balcon

Lorsqu’ils convoquent la maîtresse de Sultan, un malinois âgé d’environ 4 ans, les enquêteurs sont loin de se douter de l’urgence de la situation. Le chien se trouve dans un état de maigreur alarmant, et doit être immédiatement conduit chez un vétérinaire. L’enquête de police révèle que Sultan vit - lorsqu’il n’accompagne pas sa maîtresse, employée d’une société de gardiennage, sur son lieu de travail - enfermé sur un balcon dans ses excréments. Il est sous-alimenté et ne dispose même pas d’eau pour se désaltérer. Pour Anne, ces conditions de vie déplorables et les coups fréquents dont l’animal est victime sont révélateurs de la conception très particulière qu’a sa maîtresse des animaux : « Elle le considère comme un simple outil de travail, analyse la jeune femme. Et lorsque nous lui avons montré les images, elle a tout de suite admis qu’il s’agissait bien d’elle tout en rejetant les accusations de maltraitance. »

Le parquet de Meaux (77) ordonne alors la saisie - à titre conservatoire – du malinois. Le chien est rapidement placé dans une famille d’accueil de la région. « Il était un peu méfiant les premiers jours, confie l’enquêtrice. Mais il est peu à peu devenu plus confiant et aujourd’hui, c’est un chien très joueur et très câlin, une vraie crème ! »

Un premier rappel à la loi

Ce n’est pas la première fois que la propriétaire de Sultan doit s’expliquer devant la justice pour actes de maltraitance envers animaux. En février 2010, elle avait fait l’objet d’un rappel à la loi de la part du tribunal de grande instance de Créteil (94) pour des faits identiques : un malinois du nom de Falco lui avait alors été retiré, mais il n’avait malheureusement pas survécu au manque de soins dont il était victime.

Cette femme comparaîtra le 17 mars prochain, devant le tribunal correctionnel de Meaux pour acte de cruauté. Elle risque deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, ainsi qu’une interdiction à vie de détenir un animal. Une peine complémentaire que demandent avec force les parties civiles, au vu des antécédents judiciaires de la prévenue.

mardi 25 janvier 2011

Autour des palombes


Autour des palombes

L'Autour des palombes est le plus grand des oiseaux du genre Accipiter. C'est un rapace qui possède de courtes et larges ailes et une longue queue bien adaptées au vol en forêt, habitat où il vit et fait son nid.

Le mâle est bleu-gris sur le dessus et strié de gris sur le dessous. Il mesure entre 49 et 57 cm et possède une envergure allant de 93 à 105 cm.

La femelle est plus grande, elle mesure entre 58 et 64 cm avec une envergure entre 108 et 127 cm. Elle est bleue ardoise au dessus et grise en dessous. Les mâles les plus petits pèse environ 630 grammes tandis que les femelles les plus grandes peuvent peser jusqu'à 2 kg. Les jeunes sont bruns au dessus et striés de brun par dessous. Le vol est caractéristique « cinq lents battements d'ailes-puis il plane ».

En Eurasie, le mâle est parfois confondu avec la femelle de l'épervier d'Europe, mais il est plus large, plus épais et possède de plus longues ailes que celui-ci. En Amérique du Nord, les jeunes sont parfois confondu avec l'épervier brun ou avec l'épervier de Cooper, mais la taille permet à nouveau de les différencier.

jeudi 6 janvier 2011

Oiseaux morts à Beebe, Arkansas - Etats-Unis



Un vieux chien de 12 ans maltraité !
"Il y a quelques jours un vieux chien de 12 ans du nom de Trésor a été retrouvé dans un état lamentable. Il a dû être euthanasié Jeudi 30 décembre 2010 en fin d'après-midi suite à de mauvais traitements infligés... "

mardi 4 janvier 2011

En Chine, un site Internet proposait encore à la vente il y a quelques jours, des vêtements en peaux de chats et de chiens malgré une réglementation prohibant cette pratique. La Fondation 30 Millions d’Amis, qui a réussi à interdire la vente et l’importation de ces produits en France et en Europe, s’indigne contre cet odieux commerce.

Des pantalons et des chapeaux vendus en peaux de chatsC’est le Shanghai Daily qui est à l’origine de ces révélations, qui ont provoqué l’indignation des défenseurs des animaux, en Chine et dans le monde (21/12/10). Le principal site web de vente en ligne du pays, Taobao, propose des pantalons et chapeaux réalisés en peaux de chats et de chiens, contrairement aux règles adoptées en 2009 par la maison-mère du site (Alibaba), interdisant la commercialisation de ces articles.

Des animaux errants capturés illégalement

Des responsables du site – qui s’expriment sous couvert de l’anonymat – ont indiqué aux journalistes du Shanghai Daily que le nombre d’inspecteurs chargés de vérifier la nature des marchandises mises en vente sur le site était insuffisant. Ils ont toutefois tenu à relativiser l’impact de ce type de commerce : « Il y a certes de tels produits sur Taobao mais y en a une centaine au plus », a déclaré à l'AFP un porte-parole de la société Alibaba. Un chiffre qui serait bien en-deçà de la réalité selon les associations de défense des animaux, qui ont également indiqué à la presse qu’il s’agirait d’animaux errants, capturés dans des conditions tout à fait illégales, et parfois consommés pour leur viande.

La Fondation 30 Millions d’Amis, qui a toujours fait de ce combat l’une de ses priorités, a obtenu – après neuf longues années d'acharnement et 1,6 million de signatures – l'interdiction stricte et totale du commerce de fourrures de chiens et de chats dans l'Union Européenne, le 19 juin 2007.

samedi 25 décembre 2010

"Baba ya simba"



George Adamson (3 février 1906 - 20 août 1989) est un défenseur de la nature anglais qui passa l'essentiel de son existence au Kenya. Surnommé "Baba ya simba" ("le père des lions" en swahili), il acquit une renommée internationale grâce au livre "Born Free", écrit par son épouse Joy Adamson, qui relatait leur expérience de réintroduction dans la nature de la lionne Elsa, qu'ils avaient élevée. En 1966, le film éponyme connut un succès mondial.
George Alexander Graham Adamson est né en 1906 à Dholpur, au Rajasthan, dans ce qui était alors les Indes britanniques, d'une mère anglaise, Katherine, et d'un père irlandais, Harry, qui était militaire. Il fit ses études dans un pensionnat anglais. A l'âge de 18 ans, en 1924, il rejoint son père au Kenya où ce dernier exploite une plantation de café. Délaissant rapidement les affaires paternelles, il s'essaye à toute une série d'activités (dont chercheur d'or, vendeur de bétail, guide de chasse pour les safaris). En 1968, il racontera ces aventures dans un livre autobiographique, "Bwana game".

En 1938, à 32 ans, il rencontre enfin sa voie en intégrant le Kenya's Game Department (Office de la faune du Kenya) où il devient gardien chef dans les provinces du Nord. Quatre ans plus tard, il épouse Joy, jeune femme d'origine tchèque dont c'est le troisième mariage.

En 1956, le couple recueille trois lionceaux, dont George avait du abattre la mère. Deux d'entre eux sont envoyés dans des zoos européens mais ils décident de garder une jeune lionne, Elsa. Quant elle atteint l'âge de trois ans et devint difficile à garder, les Adamson ne se résolvent pas à la mettre en captivité et décident de lui apprendre à subsister dans la nature avant de la rendre à la vie sauvage. Désormais libre, Elsa conserva des liens affectifs avec les Adamson et les reconnaissait lorsqu'ils lui rendaient visite dans la brousse. La Lionne mourut d'infection parasitaire en 1961. L'aventure d'Elsa, racontée par Joy Adamson dans le livre "Born Free" en 1960 connut un énorme succès et fit beaucoup pour la cause de la conservation animale. En 1966, le film tiré du livre connut un succès mondial. Il reste un classique du cinéma "familial".

George Adamson quitta le Kenya's Game Department en 1961, peu après l'indépendance du pays, mais continua à s'occuper de lions. En 1970, il s'installa dans la réserve nationale de Kora, où il vécut en pleine brousse dans des conditions de confort très rustiques. Joy et lui se séparèrent mais conservèrent de bons rapports. George vivait au milieu de lions sauvages avec qui il parvint à développer des liens de proximité uniques. Il parvint notamment à réadapter à la vie sauvage le lion "Christian" qui lui avait été confié par des jeunes gens qui l'avaient acquis dans une animalerie à Londres. 35 ans plus tard, l'épopée de Christian connut à son tour une notoriété inattendue grâce à un film d'époque largement diffusé sur youtube.

George Adamson a été assassiné le 20 août 1989 dans la réserve de Kora par des braconniers Somalis alors qu'il tentait de défendre un jeune touriste européen. Joy avait elle même été assassinée 10 ans plus tôt par un ancien employé du couple.

George Adamson a écrit plusieurs livres, de nombreux documentaires ont été consacrés à sa vie. Un film de fiction, "To Walk With Lions" (1999), retrace son existence. Une Fondation dédiée à la protection de la nature porte son nom et tente de poursuivre son œuvre.
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Adamson

jeudi 25 novembre 2010

Animal suffering is never acceptable as a form of entertainment



Every year, approximately 250,000 bulls are killed in bullfights. The animals are stabbed multiple times before suffering slow, agonizing deaths in front of an audience, including children. Animal cruelty is not entertainment. You can help by not attending bullfights.
Just over a week ago, in the town of Medinaceli in the Castilla y León region of Spain, a bull had flaming torches attached to his horns as part of El Toro Jubilo festival, a “fire bull” fiesta.

Late in the evening, the bull was roped to a post in the town square. He was held down whilst flammable materials were attached to his horns and lit.

Then, with flames leaping above his head, the bull dashed about the square tossing his head again and again, turning in one direction then the next, trying to escape the flames above his head. As the fire burned loud firecrackers exploded above the square.
It is simply not acceptable to torment an animal in this way. Please help us put an end to this terrible spectacle.

Animal suffering is never acceptable as a form of entertainment. Join us, and compassionate people from across Spain, in calling for an end to the torment of animals at these fiestas.
Bullfights are not "fair fights" between a bull and a matador, but highly staged forms of animal cruelty, sanctioned and subsidized by governments. These outdated spectacles perpetuate the idea that injuring and killing an animal for amusement is acceptable. With attendance at an all-time low and bans enacted by several countries and cities, bullfighting is on the decline; yet events still take place in Spain, France, Portugal, Colombia, Venezuela, Peru, Ecuador, and Mexico. HSI is focusing in particular on ending government use of public funds to support the bullfighting industry. In addition, we are working to end child bullfighting.

mardi 23 novembre 2010

Un accord visant à doubler d'ici 2022 le nombre de tigres dans les 13 pays où ces félins vivent encore à l'état sauvage a été conclu mardi à Saint-Pet


Un accord visant à doubler d'ici 2022 le nombre de tigres dans les 13 pays où ces félins vivent encore à l'état sauvage a été conclu mardi à Saint-Petersbourg lors d'un sommet organisé par le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Wen Jiabao, en présence des représentants des 11 autres pays d'Asie où vivent encore des représentants de cette espèce menacée. (Reuters/Vladimir Konstantinov)
Il ne reste aujourd'hui que 3.200 tigres à l'état sauvage, contre 100.000 il y a un siècle. Les survivants, victimes des vertus médicinales ou aphrodisiaques prêtées, notamment en Chine, à certaines parties de leur anatomie, sont traqués par des braconniers.
Vladimir Poutine et son homologue chinois, Wen Jiabao, ont organiséà Saint-Petersbourg, avec des représentants des autres pays d'Asie où vivent encore des tigres, un sommet destiné à sauver cette espèce menacée.
"Il est très important de sauver pour les générations futures le tigre, cette créature magnifique, impériale", a déclaré Vladimir Poutine lors de la conférence. Le dirigeant russe, qui aime cultiver une image sportive, s'est vu offrir un bébé tigre pour son 56e anniversaire et s'est illustré en endormant un tigre de Sibérie à l'aide d'un fusil hypodermique.
Le programme de sauvetage consacrera 350 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, ont précisé des coordinateurs de la Banque mondiale et du WWF.
Jim Leape, directeur général du WWF, a souligné que le tigre était au bord de l'extinction et que, sans mesures strictes destinées à mettre fin au braconnage et à la déforestation, il ne resterait plus en 2022 que quelques survivants disséminés.
Le nombre de tigres a diminué de 97% au cours de la dernière décennie et quatre des neuf sous-espèces de tigres ont disparu.
Des personnalités telles que l'acteur américain Leonardo DiCaprio se sont engagées dans la campagne, offrant mardi un million de dollars.
Pour John Sellar, responsable de la lutte contre la fraude à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), il est essentiel de se concentrer sur la lutte contre les trafics, faute de quoi, l'argent dépensé l'aura été en pure perte.
L'Inde est une plaque tournante du trafic, suivie de la Chine où pratiquement toutes les parties du tigre se négocient à prix d'or. Une peau peut y atteindre 35.000 dollars, selon Havoscope, qui recense les tarifs du marché noir.

samedi 18 septembre 2010

L'abattage rituel Halal et Casher En France, l'abattage rituel ne peut s'exercer que dans un abattoir. Les exécutants doivent obligatoirement être de

L'abattage rituel Halal et Casher

En France, l'abattage rituel ne peut s'exercer que dans un abattoir. Les exécutants doivent obligatoirement être des sacrificateurs habilités par des organismes religieux agréés : la grande Mosquée de Paris, la Mosquée de Lyon et la Mosquée d'Evry pour l'abattage rituel musulman ; le grand Rabbinat pour l'abattage rituel juif.

Si l'étourdissement n'est pas obligatoire avant la mise à mort, l'article R. 214-74 du code rural impose que les animaux des espèces bovine, ovine et caprine soient immobilisés par un procédé mécanique (ce qui écarte toute contention manuelle ou à l'aide de liens). Cette contention mécanique précède la saignée et doit être maintenue jusqu'à la mort de l'animal(6).
Le piège mécanique est positionné vers La Mecque pour le rituel halal ou vers Jérusalem pour le rituel Casher. La saignée devrait alors être effectuée en prononçant une phrase rituelle.

L'Organisation Mondiale de la Santé Animale préconise l'emploi d'une lame ou d'un couteau très tranchant et suffisamment long pour que la pointe reste hors de l'incision pendant l'opération. De plus, la pointe du couteau ne doit pas être utilisée pour réaliser l'incision et celle-ci ne doit pas se refermer par-dessus le couteau pendant l'égorgement. Des pratiques souvent ignorées...

France Info rapportait le cas de Mokhtar qui travaille dans un abattoir de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. "Chaque jour, il tue, à la main, selon le rite halal, près de 300 poulets" ce qui fait, sur une journée de travail de 8 heures et sans pause, un poulet sacrifié toutes les minutes et demi... Vu cette cadence, il semble bien difficile de croire que l'exécutant, fier de son métier par ailleurs, se soucie du bien-être animal.
Mais il y a pire. Durant la fête de l'Aïd el Kébir, de nombreux musulmans se passent de l'abattoir et tuent par leurs propres moyens les moutons, même si cela est illégal. Parfois, les bêtes sont dissimulés quelques jours avant, attachées et enfermées sans eau dans des coffres de voiture, pour être finalement égorgés maladroitement dans des cours d'immeubles ou au bord de rivières dans des conditions de souffrance importante.
L'abattage rituel, cela reste un abattage industriel, avec ses cadences inadmissibles et sa maltraitance continue envers l'animal, le tout sans étourdissement préalable.

Pendant plusieurs minutes, les animaux prisonniers de leur piège mécanique agonisent la gorge tranchée, pendant que d'autres, témoins de la scène attendent leur tour.
Entre l'égorgement et la perte de réaction cérébrale, plusieurs dizaines de secondes peuvent s'écouler : une période d'angoisse, de peur, de stress et surtout de douleur extrême qui donnent de surcroît une viande de médiocre qualité...

En 2009, un rapport d'enquête de One Voice(9) a révélé la réalité sur la souffrance de quelques-uns des animaux tués pour produire de la viande halal. D'après la tradition musulmane, les animaux doivent être traités avec égards avant d'être abattus et doivent être calmés en récitant une prière avant de les égorger en sectionnant les principales artères du cou. Or, en visitant cinq abattoirs pratiquant l'abattage halal sans étourdissement préalable, les enquêteurs de One Voice ont vu un certain nombre d'employés faire preuve d'un manque visible de respect et de compassion envers les animaux. Les animaux étaient traités avec cruauté, ils étaient effrayés et stressés pendant les opérations et dans certains cas, on leur sciait la gorge au lieu de la trancher. Les enquêteurs ont vu des moutons qui essayaient de s'enfuir alors qu'ils avaient la gorge tranchée et ils ont filmé des poulets qui étaient ébouillantés alors qu'ils étaient encore vivants. Ils ont bel et bien entendu les cris des animaux qui agonisaient, mais dans bien des cas, ils n'ont entendu aucune prière...

Les conséquences terrifiantes pour les animaux d'un égorgement sans étourdissement préalable sont expliquées dans un rapport publié en 2003(10) par le Farm Animal Welfare Council (FAWC), organisme consultatif britannique indépendant constitué de vétérinaires, de zoologues, de chercheurs et de spécialistes de la protection des animaux : "Quand une incision transversale très large est pratiquée au cou, divers tissus vitaux sont sectionnés: peau, muscles, trachée, œsophage, artères carotides, veines jugulaires, principaux faisceaux nerveux (p.ex. nerfs vagues et nerfs phréniques) ainsi que divers nerfs de moindre importance. Une incision aussi importante entraîne inévitablement une rupture d'information sensorielle vers le cerveau chez un animal sensible (conscient). Nous sommes persuadés qu'une blessure aussi considérable entraîne une douleur et un stress très importants pendant le laps de temps qui précède l'insensibilité".
Le FAWC a demandé l'interdiction de l'abattage rituel sans étourdissement préalable et Judy MacArthur Clark, qui en était alors la présidente, a déclaré: "Il s'agit d'une incision importante dans le corps de l'animal et dire qu'il ne souffre pas est tout à fait ridicule".
Une dangereuse banalisation de l'abattage rituel

La banalisation de l'abattage rituel, notamment Halal, profite d'une complaisance du monde politico-médiatique et de l'Etat, sous couvert du respect des religions, en oubliant celui de la laïcité.

Ainsi, depuis le 1er septembre 2010, la société Quick, dont l'Etat est actionnaire majoritaire via la Caisse des Dépôts et Consignations, a "décidé de pérenniser l'offre [exclusive] de produits à base de viande halal dans les 8 restaurants du test et de l'étendre à 14 nouveaux restaurants". Objectif affirmé : "cette offre pouvait être une source de croissance intéressante." En effet, une étude réalisée par l'agence Solis en décembre 2009 et publiée en janvier 2010 montre que la croissance annuelle du marché halal est de 15% et que son chiffre d'affaires pourrait atteindre 5,5 milliards d'euros en 2010...(11). Notons qu'en Israël, McDonald ne vend que de la viande Casher.

Bien d'autres exemples témoignent de la banalisation de l'abattage rituel Halal, y compris dans les organes de la République française pourtant laïque :

* anciens repas de l'équipe nationale de France de football sous R. Domenech, maintenant sans porc ;
* certaines écoles de la République imposent une viande Halal, comme à Strasbourg(12) ;
* CRS qui mangent Halal à leur insu(13)...

Soulignons enfin que chaque kilo de viande abattue selon les rites Halal ou Casher profitent à leurs représentants religieux. A ce titre, Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon déclarait : "Par kilo de viande, la certification halal coûte entre 10 à 15 centimes d'euros"(14), une manne financière non négligeable !

Dans le même temps, d'après les bilans établis par le Service de la statistique et de la prospective (SSP), la consommation française de viande de porc, considérée comme impure par les musulmans et les juifs est en recul(15).

Au delà de la tolérance envers des rites religieux pourtant archaïques, "du point de vue de la protection des animaux et par respect pour l'animal en tant qu'être sensible, la pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quelles que soient les circonstances" notait la Fédération des vétérinaires d'Europe en 2006(16).

De plus, en 2004, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) émettait un avis(17)selon lequel "en raison des graves problèmes de bien-être animal liés à l'abattage sans étourdissement, un étourdissement doit toujours être réalisé avant l'égorgement".

Plus pernicieux encore, une partie significative de la viande des animaux abattus sans étourdissement préalable pour les boucheries juives et musulmanes, au lieu d'être effectivement destinée à ce marché, est finalement écoulée sur le marché global de la viande... Or, 72 % des français désapprouvent la dérogation permettant de ne pas étourdir les animaux avant leur abattage(18).

Une nouvelle fois, modérer sa consommation de viande et privilégier la viande issue de l'"agriculture biologique" restent les meilleurs moyens de respecter un peu plus le bien-être animal tout en préservant sa santé.
Références

1. Règlement (CE) N° 1099/2009 du Conseil du 24 septembre 2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort - Union européenne
2. Législation en vigueur en vue de la protection des animaux lors de l'abattage - Commission européenne
3. Pratiques de mises à mort à l'abattoir Charal, Metz - L214
4. Définition de dérogation - Dictionnaire du droit privé
5. Abattage rituel sans étourdissement : assez de promesses, place aux actes !
6. L'abattage rituel des animaux élevés ou détenus pour la production de viandes - OABA
7. Code sanitaire pour les animaux terrestres - OIE
8. Mokhtar, le sacrificateur - France Info
9. Derrière les portes des abattoirs de France - One Voice
10. Report on the Welfare of Farmed Animals at Slaughter or Killing ; Part 1: Red Meat Animals - Farm Animal Welfare Council
11. Bilan du test de vented’une gamme de produits à base de viande halal - Quick
12. La modernisation de la restauration scolaire - Ville de Strasbourg
13. CRS/viande halal: indignation syndicale - Le Figaro
14. [Halal] "Ce mot est complètement galvaudé" - Le Parisien
15. Agreste Conjoncture ; Synthèses n° 2010/112 ; avril 2010 - Ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche
16. Welfare of Animals at Slaughter and Killing, FVE/06/doc/033 Final 25/10/06 - FVE
17. Summary of Opinion of the Scientific Panel on Animal Health and Welfare on a request from the European Commission related to welfare aspects of the main systems of stunning and killing the main commercial species of animals, 2004 - Autorité européenne de sécurité des aliments
18. Les Français et l'étourdissement des animaux avant leur abattage – Sondage IFOP réalisé du 8 au 10 décembre 2009 sur un échantillon de 1015 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Auteur
Christophe Magdelaine / notre-planete.info (tous droits réservés)

vendredi 25 juin 2010

Maltraitance - Un chien défenestré sauvé par un passant


Retrouvé à l’agonie, un chien est recueilli par des badauds avant d’être adopté par une jeune femme gendarme, sensible au sort de l’animal. Son ancien maître devra s’expliquer des soupçons de maltraitance qui pèsent sur lui devant le TGI de Pau (64) en septembre 2010. Au procès, la Fondation 30 Millions d’Amis sera partie civile.
C’est à une bien triste scène à laquelle assistent des habitants de Mauléon (64), dans le Pays basque (21/04/10). Un croisé labrador et patou à bout de forces, affamé, se traîne sur une centaine de mètres. Recueilli par des passants, l’animal – baptisé Victor en référence à la rue Victor Hugo dans laquelle il a été trouvé – est nourri puis conduit chez le vétérinaire. Privé de nourriture depuis des semaines, l’animal ne pèse que 19 kg – soit la moitié de son poids normal – et doit être placé en observation pendant quelques jours. Mais qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Emues par l’état de détresse de l’animal, quelques personnes désireuses de percer ce mystère placardent des affiches dans le quartier avec une photo du chien. C’est grâce à un témoin anonyme que celui-ci va s’éclaircir : la pauvre bête a été jetée par la fenêtre du premier étage d’un immeuble de la ville.

Retrouvé à l’agonie, un chien est recueilli par des badauds avant d’être adopté par une jeune femme gendarme, sensible au sort de l’animal. Son ancien maître devra s’expliquer des soupçons de maltraitance qui pèsent sur lui devant le TGI de Pau (64) en septembre 2010. Au procès, la Fondation 30 Millions d’Amis sera partie civile.

C’est à une bien triste scène à laquelle assistent des habitants de Mauléon (64), dans le Pays basque (21/04/10). Un croisé labrador et patou à bout de forces, affamé, se traîne sur une centaine de mètres. Recueilli par des passants, l’animal – baptisé Victor en référence à la rue Victor Hugo dans laquelle il a été trouvé – est nourri puis conduit chez le vétérinaire. Privé de nourriture depuis des semaines, l’animal ne pèse que 19 kg – soit la moitié de son poids normal – et doit être placé en observation pendant quelques jours. Mais qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Emues par l’état de détresse de l’animal, quelques personnes désireuses de percer ce mystère placardent des affiches dans le quartier avec une photo du chien. C’est grâce à un témoin anonyme que celui-ci va s’éclaircir : la pauvre bête a été jetée par la fenêtre du premier étage d’un immeuble de la ville.

A gauche, Victor aujourd'hui. A droite lorsqu'il a été trouvé
A gauche, Victor aujourd'hui. A droite, lorsqu'il a été trouvé.

Un grand élan de mobilisation

Tandis que les gendarmes se saisissent de l’enquête, une chaîne de solidarité s’organise pour que l’animal ne soit pas de nouveau abandonné. Des familles se relaient pour le recueillir, mais personne ne se décide à l’adopter... Sauf une jeune femme. Marianne est gendarme et le calvaire du chien a vite fait le tour de la petite caserne de la ville : « Quand il a posé sa patte sur mon genou, ma décision a été prise, confie-t-elle. Les premiers jours ont été fabuleux. Il était fatigué mais tellement reconnaissant. C’est un chien sociable, d’une grande douceur, très obéissant. »

C’est à présent un chien transformé qui gambade dans la campagne basque : « Il pèse aujourd’hui 32 kg, précise Marianne. Son regard triste des premiers jours a disparu. Il joue même de temps en temps ! ». Victor est désormais une célébrité locale. « Ce qui est incroyable dans cette histoire, c’est la mobilisation des habitant du village pour le sauver ; aujourd’hui, tout le monde prend de ses nouvelles » se réjouit la jeune représentante des forces de l’ordre.

Un procès en septembre

Rapidement identifié grâce à l’enquête des gendarmes, l’ancien maître de Victor comparaîtra devant le Tribunal de Grande Instance de Pau le 7 septembre 2010. La Fondation 30 Millions d’Amis qui s’est constituée partie civile au procès, rappelle que les actes de cruauté envers les animaux sont passibles de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende [article 521-1 du Code pénal, NDLR].

Photo : © DR

lundi 17 mai 2010

The Wolverine Way- by Douglas Chadwick



Called "skunk bear" by the Blackfeet Indians, the wolverine is the largest terrestrial member of the weasel family. It has a broad head, small eyes and short rounded ears. The wolverines have glossy dark brown fur, a light face mask and a stripe running down both sides of its body. It is powerfully built and has short legs with wide feet for traveling across the snow.
Fast Facts

Male wolverines are typically 30-40% larger than females.
Height: 16 inches (.41m) (males); 14 inches (.36m) at shoulders (females)
Length: 31-44 inches (.8 - 1.1m) (including its bushy tail)
Weight: 25-55 lbs (11-18 kg) (males), 15-30 lbs (7-14 kg) (females). Exceptionally large males can weigh over 70 lbs (31 kg)
Lifespan: 10-12 years.
Adopt an Animal and Help Save Wildlife
Diet
Reproduction
Mating Season May through August
Gestation Egg implantation is delayed, following which is a 30-40-day gestation period
Litter Size 2-3 kits
The females dig dens eight feet or deeper into the snow in the middle of winter, often in remote alpine cirques at or above treeline.
Global Warming and Other Threats

Wolverine habitat is being threatened by global warming. As climate change causes rising temperatures, more of the wolverine’s mountain top habitat is being lost, forcing them to higher elevations. This will shrink their ranges to only the highest mountaintops. The impacts of global warming are also seen in the female wolverine’s denning. Wolverines need areas that maintain deep snow from February to early May for their dens so they can provide insulation for their kits. With less snow and smaller habitat, food and denning areas are becoming scare.
Wolverines still survive in the western U.S. but are at risk due to low breeding numbers. They face threats from habitat loss and habitat fragmentation and more and more areas of wolverine denning habitat are disturbed by snowmobiles and helicopter skiing. Currently Montana and Alaska still allow wolverines to be trapped.
Reasons For Hope

Because wolverines are solitary creatures and require such large tracts of land to live, very little is know about them and what they need to survive. With more research, we can better understand them, their needs, and how better to protect them.

In June of 2009 remote cameras photographed a wolverine on the slopes of Mount Adams in Washington State and another was seen in Colorado at the Rocky Mountain National Park.

In August of 2009 a wolverine was spotted on the slopes of the Pioneer Mountains in Idaho.


Wolverines are known for scavenging dead animals like caribou or moose but are also very capable of killing their own meal, including ground squirrels and snowshoe hares.
Population

Fewer than 500 wolverines remain in the lower 48 states, according to the latest estimate by the U.S. Fish and Wildlife Service.
Range

Wolverines prefer scattered trees at high elevations. Historically they occurred from Maine to Washington down to the Rocky Mountains and Sierra/Cascades. In the lower 48 states, wolverines now occur only in Wyoming, Idaho, Montana, Washington and may still occur in the Great Lakes region. Wolverines were believed to be extirpated from California, but a remote camera caught one on film in February 2008!
Behavior

Wolverines have been documented traveling great distances, often going right over mountains instead of taking the easy way around. One male wolverine near Yellowstone traveled more than 500 miles in 42 days.
Reproduction
Mating Season May through August
Gestation Egg implantation is delayed, following which is a 30-40-day gestation period
Litter Size 2-3 kits
The females dig dens eight feet or deeper into the snow in the middle of winter, often in remote alpine cirques at or above treeline.

Did You Know?

Wolverine fur is thick, oily, and hydrophobic, which means it's resistant to frost.

To blend in with their snowy environment, wolverine kits are white when they are born.


Global Warming and Other Threats

Wolverine habitat is being threatened by global warming. As climate change causes rising temperatures, more of the wolverine’s mountain top habitat is being lost, forcing them to higher elevations. This will shrink their ranges to only the highest mountaintops. The impacts of global warming are also seen in the female wolverine’s denning. Wolverines need areas that maintain deep snow from February to early May for their dens so they can provide insulation for their kits. With less snow and smaller habitat, food and denning areas are becoming scare.
Wolverines still survive in the western U.S. but are at risk due to low breeding numbers.
They face threats from habitat loss and habitat fragmentation and more and more areas of wolverine denning habitat are disturbed by snowmobiles and helicopter skiing. Currently Montana and Alaska still allow wolverines to be trapped.
Because wolverines are solitary creatures and require such large tracts of land to live, very little is know about them and what they need to survive. With more research, we can better understand them, their needs, and how better to protect them.

In June of 2009 remote cameras photographed a wolverine on the slopes of Mount Adams in Washington State and another was seen in Colorado at the Rocky Mountain National Park.

In August of 2009 a wolverine was spotted on the slopes of the Pioneer Mountains in Idaho.
Legal Status/Protection
# On the IUCN Red List, the wolverine is currently listed as near threatened.
# In March 2008, the Fish and Wildlife Service decided not to protect wolverines under the Endangered Species Act. FWS said that the United States does not need to protect wolverines in the lower-48 states, because wolverines are not endangered in Canada. Defenders of Wildlife is now challenging this decision, because we believe that America should protect its own wildlife, not rely on other countries to save them. We are optimistic that we will succeed, and soon gain wolverines the protections they need and deserve.
# The wolverine is legally trapped in Montana and Alaska.

Defenders Magazine Spring 2010 Wolverines in a Warming World


These tough predators will battle grizzlies, but they're no match for climate change

by Douglas H. Chadwick
The mid-January snowstorm cleared off overnight. By morning, the temperature had plunged to minus 25 F, and the mountain valley around me was muttering about the cold. Sap deep inside the pine and fir trees had started to freeze hard, making the woodlands creak and pop. The lakes banged and whoomped as their ice cover expanded. Even the air felt brittle, scraping the inside of my throat as I skied hard toward the valley's upper end.
I was tracking the male wolverine we called M1. His big paw prints were fresh. He must have come through at dawn. But where was he bound? There was nothing before him but a sheer headwall whose rim marked the Continental Divide, where the snows were far deeper and the temperatures lower yet.

I stopped skiing after a while. My goal hadn't been to catch up; I'd simply wanted to reach a point high enough to let me monitor M1's radio signal a while longer. He was one of a number of wolverines carrying transmitters as part of a six-year-long study in Glacier National Park, Montana, directed by Jeff Copeland and Rick Yates of the U.S. Forest Service Rocky Mountain Research Station. I was part of a band of volunteers who helped capture and follow the animals, learning the hard way that no carnivore in North America keeps on the move as constantly as a wolverine does. Or as fearlessly.
When the male reached the headwall, he started up its towering stone face via a cleft known as Iceberg Notch. It would have taken me half a day to reach the top of the nearly vertical, 1,500-foot chute using climbing rope and pitons. But M1 didn't pause. With his two-inch long claws digging into the wind-packed snow like crampons, he scaled the wall in about 20 minutes. Then he crossed through the notch in a plume of gust-driven flakes and dropped onto the Pacific side of North America. The ridgeline blocked his radio signal. And just like that, the wild mountaineer was gone, off to patrol the rest of a territory that encompassed almost 200 square miles along the continent's crown.

The wolverine, Gulo gulo, arose during the latter part of the Pleistocene epoch, when glaciers still claimed much of the Northern Hemisphere. Though this hunter-scavenger ranks as the biggest terrestrial member of the mustelid, or weasel, family, it is only about three feet long (four counting its bushy tail) and weighs just 25 to 40 pounds on average. But what the gulo lacks in stature, it makes up for in strength and intensity. In addition to taking down prey as large as adult caribou, solitary wolverines have been seen driving grizzly bears from food. That's world-class attitude.
Stay Informed

Watch Jeff Corwin's "Feeling the Heat" video about wolverines
Given the wolverine's Ice Age origins, it's not too surprising that it can survive some of the most extreme conditions in modern-day winters. But what this elusive and little-studied carnivore may not be able to take is more heat. Wolverines depend on cool year-round temperatures and deep, persistent snows. As habitats with those qualities shrink in an era of rapid global warming, so do this species' chances of survival, making it something like a land-based counterpart of the better-known polar bear.

Perhaps the most critical period for wolverines begins in February, when pregnant females go into dens dug from the snowpack. They give birth at the end of that month or the start of March. Wolverines don't hibernate. Nor does a mother keep to the den while living off energy reserves. She regularly heads out hunting, often covering dozens of miles. At some point, she may move the young, called kits, from the birth den to a second den and sometimes a third—particularly if there has been a disturbance in the area. The nursing young will remain hidden away for a full 10 weeks, well into May.

Fewer than two dozen wolverine dens have ever been located in the Lower 48. About half of those were discovered during the Glacier Wolverine Project, which Defenders of Wildlife helped fund. Many of the rest were found during an earlier study by Copeland in Idaho and another long-running study, headed by Bob Inman, in the greater Yellowstone ecosystem. Nearly all the dens were located at high altitudes and eight to 10 feet down in the snowpack. Baby wolverines, which weigh only a few ounces at birth, need every foot of snow overhead for insulation—and for protection against passing predators.
Defenders at Work

See how Defenders is helping to save wolverines.

Deep snow and prolonged winter conditions benefit wolverines in other ways, too. These animals' feet are enormous relative to their body size. Like bears—and humans—gulos land on their heels as well as the front part of their feet when walking or running. This full-sole contact spreads the wolverines' weight like snowshoes, giving the animals a major advantage in mobility over competitors and prey.

A long, harsh winter drains the energy reserves of hoofed animals, leaving some dead, available for scavenging, and others weaker, more easily brought down for dinner. In mountain terrain like Glacier, heavy snowfalls also mean more avalanches. These claim their own share of the grazing herds. "Wolverines also cache a lot of food in snowbanks and in boulderfields that often have snowmelt running underneath," Inman says. "I think some of these supplies not only keep for months but might even stay available from year to year."

Wolverines have a somewhat higher basal metabolic rate than other animals their size, which means their internal fire burns a little hotter. To help hold in heat, they wear a long, luxuriously thick coat. Trappers prize this fur because the texture of wolverine hair also keeps it from absorbing moisture. Used for the trim on parka hoods, it readily sheds frost that would otherwise build up from steaming breath.
How You Can Help

Help save wolverines at our Wildlife Adoption Center.
Take action for wildlife at our Wildlife Action Center.

The list of adaptations helping wolverines contend with winter is impressive. But until scientists started to focus on climate change, no one gave much thought to how animals with a warm fur coat, a stoked-up metabolism and food cached in nature's refrigerators handle bathing-suit weather. The answer is: by avoiding it.

Jeff Copeland and other wolverine scientists used satellite imagery to create a map showing where snow lasts through the first half of May in the Northern Hemisphere. Then they mapped out the general distribution of Gulo gulo. Predictably, the two patterns were nearly identical. Next, Copeland and his colleagues took a closer look at the species' exact whereabouts in western North America. "When we charted temperatures in the southern portion of wolverine range, we discovered that the animals rarely occurred in places where the average maximum daily temperature in August exceeds 70 degrees F," he says. "In other words, hot weather may have as much to say about where wolverines live as winter snow does."

Gulo gulo is fairly widespread in the Arctic, the subarctic taiga and the boreal forest, Copeland explains. Farther south, the animals have to go up in elevation to find the accumulations of snow they require for denning, just as they must to reach more tolerable summer temperatures. This is why they are restricted mainly to western mountain regions in the lower 48 states.

During frontier times, wolverines were at home in the snowcapped ranges of the Pacific states all the way to the Sierras of southern California and down the Rockies into northern New Mexico. But unchecked trapping and poisoning wiped out the species south of Canada early in the 20th century. With stricter limits on the use of poisons, wolverines eventually returned along the Canadian Rockies to the Glacier Park area and began recolonizing neighboring mountainscapes. Today, they are found mainly in remote uplands of Montana, Idaho and northern Wyoming, plus there is a small resident population in Washington's North Cascades.

Altogether, the wolverine enclaves in the contiguous states may hold 450 animals, but more likely 250 to 300. Either way, the total is much smaller than it was for grizzlies, wolves or bald eagles when those species were declared threatened or endangered. Defenders and others have submitted petitions to add wolverines to the federal list over the years, but between bureaucratic inertia, political interference, scarce data and lack of popular support, Gulo gulo still has no official protection. In fact, the animal is currently being legally trapped in Montana, which likely holds 100 to 150 at most.

Wolverines naturally exist at extremely low densities. For example, 1,500-square-mile Glacier Park supports the largest, densest group south of Canada, yet it amounts to no more than 40 to 50 animals. Why? Because their territories are so immense. In addition to the fact that wolverines will always be very thinly spread even in the best of homelands, conservationists trying to secure the species' future have to take into account its low rate of reproduction. Gulos live 10 to 12 years in the wild, but females may not produce young until age three or four—and thereafter have an average of only two kits every other year.

Now add the growing challenge of climate change, which appears to be especially acute in polar and mountainous regions. According to mountain ecologist Dan Fagre of the U.S Geological Survey, the average temperature in rugged northwest Montana has risen 3 degrees F in just the past few decades. This is two to three times the rate recorded in other parts of the globe. Fagre finds the snowpack in Glacier melting off sooner, soils on the slopes heating up earlier and forests marching up into the alpine tundra zone. Boasting 150 glaciers when set aside in 1910, this park is on track to lose its last one by the year 2020, he points out. The implications for wolverines are anything but promising.

Researchers are now looking into the effects of increasing levels of disturbance in wolverine denning habitat, from motorized activities such as snowmobiling and heli-skiing to ski touring. Copeland is helping conduct a study in Idaho's national forests to see how wolverines in areas with heavy winter recreational use are faring compared to wolverines that rarely encounter people.

"It would be a mistake to view the wolverines holding on in the contiguous states as a single population," he says. "What's left is a metapopulation of widely scattered groups. Many are quite small and inhabit isolated mountain ranges, making the animals exceptionally vulnerable."

To endure, each of these surviving enclaves needs to be more carefully safeguarded. Most of all, each needs to be connected to others, for none is large enough to stay viable over time by itself. With that in mind, researchers are mapping out landscape corridors that would give gulos the best chance to keep in contact with one another throughout the mountain West. That the experts' models extend to Colorado, Utah and California is promising, especially since, within the past two years, one wolverine showed up in California and another in Colorado after an absence of nearly a century. Both were young males dispersing from points far to the north. Let's hope the next young explorer to arrive brings a date.

"Originally," Inman says, "we set aside national parks thinking those areas would safeguard nature by themselves. Then the challenge of conserving big, mobile species—especially carnivores like bears and wolves—forced managers to consider lands around the parks such as national forests as part of the same ecosystem. Wolverines make it clear that if we want to keep wildlife metapopulations going over time, we need to be working on a still larger scale."

A petition by Defenders and other conservation groups to list wolverines as endangered was recently accepted for consideration by the U.S. Fish and Wildlife Service. "The agency has acknowledged that the wolverine faces possible extinction simply due to the extremely low number of breeding adults," notes David Gaillard, Defenders' representative for the northern Rockies region. "When you add climate change, plus ongoing development and disturbance in the high country, this animal needs protection—now." As the magazine went to press, a decision on the listing petition was still pending.

Far roaming, incredibly hardy and indomitably wild, the wolverine embodies a will to live as bright and fierce as any force on the planet. The least we could do is grant this creature the freedom to keep traveling the high country on those big snowshoe paws, safe and undisturbed, while we search for ways to turn down the global thermostat for all our sakes.

Montana-based wildlife biologist Douglas H. Chadwick is a longtime Defenders contributor.
This article is adapted from his book, The Wolverine Way, to be published this spring by Patagonia books.

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vendredi 30 avril 2010

http://www.protection-des-animaux.org/actualites/archives2.php?id_news=1677


http://www.protection-des-animaux.org/actualites/archives2.php?id_news=1677

Le Laos joue un rôle croissant dans le trafic de macaques pour l’expérimentation



Une enquête montre qu’au Laos, la capture et le commerce de singes pour l’expérimentation sont en pleine expansion. Des milliers d’entre eux sont exportés chaque année pour approvisionner l’industrie internationale de la recherche. One Voice demande que cesse ce trafic et que le statut des espèces menacées soit respecté.

La BUAV (British Union for the Abolition of Vivisection) demande aux responsables de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces menacées) de réagir après les révélations de son enquête, qui montre le trafic croissant de primates du Laos vers la Chine et le Vietnam pour l’industrie de la recherche, qui les utilise pour des expériences. Ses enquêteurs ont filmé en caméra cachée dans les locaux de la plus grande ferme d’élevage de primates du Laos, la Vannaseng Trading Company. Ils ont aussi découvert une nouvelle ferme en construction, qui devait ouvrir en mars 2010.

Cette enquête révèle à la fois des maltraitances sur des animaux et le non respect du statut d’espèce protégée du macaque à longue queue (Macaca fascicularis) en Asie du Sud-Est. Elle met en évidence le rôle des fermes de primates en Chine, qui réexportent les singes du Laos vers des laboratoires de recherche aux Etats-Unis et en Europe.

Le Laos a adhéré à la CITES en 2004. Pourtant, entre 2004 et 2008 - selon les données de la CITES - plus de 20 000 macaques à longue queue ont été exportés du Laos vers la Chine et le Vietnam. De 2003 à 2006, la Chine a importé du Vietnam des milliers de macaques originaires du Laos.

La Vannaseng Trading Company héberge plus de 10 000 singes, des macaques rhésus et des macaques à longue queue. Chaque année, des milliers d’entre eux sont vendus - 600 dollars chacun - au Vietnam et en Chine. Les singes sont transportés par lots de 1 000 ou davantage par avion ou en camion.

Les conditions d’hébergement des singes chez Vannaseng ne respectent pas les recommandations de la Société international de primatologie. Ils sont enfermés dans de petites cages, dans un environnement non enrichi. Les singes sont si stressés qu’ils se battent entre eux. Les responsables de la ferme ont dit aux enquêteurs de la BUAV que les blessures dues à ces combats étaient l’une des principales causes motivant des soins. Les diarrhées sont également fréquentes, liées au stress des conditions de vie des singes.

Un représentant du département des forêts du Laos a déclaré, lors d’une rencontre avec les enquêteurs de la BUAV, qu’aucun recensement de la population de macaques n’avait été effectué dans le pays. Depuis au moins 2003, plusieurs milliers d’entre eux ont été capturés dans leur milieu naturel au Laos puis envoyés à l’étranger ou enfermés dans des fermes d’élevage. Selon les données de la CITES, 8 000 macaques à longue queue ont ainsi été exportés du Laos au Vietnam de 2004 à 2005.
Cette enquête montre que le Laos ne respecte pas les obligations liées à la CITES. En outre, le Laos n’a remis aucun rapport annuel depuis 2004, ce qui est pourtant demandé par la CITES.

Les primates de la ferme Vannaseng ne sont pas identifiés individuellement par tatouage ou puce électronique, à la demande de la Chine et du Vietnam selon les responsables de la ferme. L’absence de méthode d’identification fiable des singes remet en question la crédibilité de toutes les données biologiques les concernant. Vannaseng a expliqué aux enquêteurs que les singes étaient vendus à des fermes d’élevage en Chine ou exportés de la Chine vers l’Europe et les Etats-Unis.

One Voice soutient la BUAV, qui demande que soit mis un terme à ce commerce cruel et qu’une enquête officielle soit menée. La CITES et les gouvernements des pays concernés par ce trafic en pleine expansion doivent réagir : les forêts d’Asie du Sud-Est se vident de leurs macaques, capturés et vendus à l’industrie internationale de la recherche.

One Voice et la BUAV ont déjà mené des enquêtes en Asie du Sud-Est. A chaque fois les associations ont découvert une exploitation croissante des populations locales de macaques à longue queue. Les singes sauvages sont capturés dans la nature pour approvisionner les nombreuses fermes d’élevage de la région pendant que la CITES ne fait pas appliquer ses propres règlements et que les gouvernements n’agissent pas pour protéger leurs populations de primates.
(http://www.protection-des-animaux.org/actualites/archives2.php?id_news=1677)

Tuer un loup est inutile, désastreux et dangereux

Encore une autorisation de destruction de loup accordée par les pouvoirs publics ! Combien de temps encore l’État se servira du loup comme bouc émissaire de la crise de la filière ovine ? Combien de temps pour qu’enfin les affirmations et propositions des spécialistes du loup soient reconnues et mises en place par les services de l’État ? L’Association pour La Protection des Animaux Sauvages condamne fermement la politique anti-loup relayée par le gouvernement.

Le préfet des Hautes-Alpes vient d’autoriser des « tirs de défense » à l’encontre des loups sur la commune d’Esparron. Ce qui constitue une très grave erreur. À l’encontre des loups, bien sûr, mais également à l’encontre des éleveurs et de leurs troupeaux !
Il est bien connu, et reconnu par tous les spécialistes de cette espèce, que de tuer un ou des loups d’une meute ne peut que conduire à la désorganisation de cette dernière. Cela a été vérifié de maintes fois !

Sur cette même commune, en décembre dernier, un chasseur a cru bon de rajouter cette espèce protégée à son tableau de chasse. Grand mal lui en a pris. Il a été condamné par la justice. Les attaques récentes sur les troupeaux de moutons ne sont que le résultat de l’éclatement de la meute, imputable à ce braconnage. La destruction d’un nouveau loup de cette meute ne pourra qu’augmenter la prédation sur les troupeaux.

Si cette nouvelle autorisation de destruction d’un loup est un grave déni de la réalité biologique [grotesque en cette « année de la biodiversité » chère à notre ministère de l’Écologie] il constitue une très grave « erreur » vis-à-vis des éleveurs locaux. Ces derniers sont instrumentalisés par les pouvoirs publics qui agitent régulièrement le chiffon rouge du retour du loup, mais restent sans réponse face au désarroi du monde agricole en général. À celui de la filière ovine en particulier.

Le loup ne saurait cacher l’inaction des pouvoirs publics face à la crise agricole. La destruction d’un loup, censée calmer pour quelque temps des éleveurs excédés par la crise, aura des effets contraires.

L’ASPAS rappelle, s’il en est encore besoin, qu’il existe des mesures de protection de troupeaux, et qu’elles se montrent efficaces dans les autres pays.

Combien de loups devront payer encore ce jeu de dupes ? Combien de temps les responsables de la filière ovine feront-ils semblant d’être dupes ?

Source : ASPAS

Chevaux : voyage au bout de l’enfer au brésil et au mexique

3 Quelle existence pour les chevaux en fin de vie dans les vastes espaces du Mexique et du Brésil ? La faim, les blessures, la maltraitance et, au bout, la mort indigne. C’est ce que révèle l’enquête réalisée par One Voice, Gaia et Wakker Dier, avec les images rapportées de ces pays, premiers fournisseurs de viande chevaline de l’Europe.

Aujourd’hui encore, le cheval est symbole de liberté. Sa noblesse, son indépendance, son courage sont admirés. De compagnon de l’homme de labeur et de labours, il est devenu au fil du temps un compagnon de vie pour nombre d’humains. Pourtant, en France, on continue à le manger. L’Hexagone est en effet le 2ème importateur de viande de cheval au monde, après la Belgique. Le Brésil et le Mexique étant leurs principaux fournisseurs.

Mais que sait-on du sort de ces animaux qui finissent dans les assiettes des Européens ? Il y a quelques temps, One Voice avait déjà révélé l’enfer des marchés de chevaux en France. Et avec les images des conditions de transport dans les pays de l’Est, nous pensions avoir vu le pire. Mais nos images tournées au Brésil et au Mexique, entre novembre 2009 et janvier 2010, montrent à quel point en matière de brutalité et de cruauté on est bien loin d’avoir tout vu.

Dans ces pays, les chevaux dits « inutiles », blessés ou trop vieux pour servir, sont traités sans le moindre égard, comme une vulgaire masse de viande dénuée de sensibilité et d’intelligence. Au Brésil, dans des enclos au sol de poussière, les chevaux n’ont que quelques touffes d’herbes desséchées à manger. Leur décharnement, les os saillants sous leur robe marquée des stigmates de leurs blessures, anciennes ou plus récentes, traduisent le manque de nourriture et de soins.

Ces animaux destinés à l’abattoir ne connaissent aucun répit dans la souffrance. Lorsque le jour arrive de quitter l’enclos, ils sont entassés à coup d’électrodes dans des camions dépourvus du strict minimum pour assurer un chargement et un transport décents. En surnombre, les chevaux les plus faibles finissent blessés sous les pattes de ceux qui ont encore un peu d’énergie pour rester debout. Au Mexique, antichambre de la tuerie des chevaux américains -l’abattage étant interdit aux Etats-Unis depuis 2007- les animaux, souvent des Mustang, parcourent des kilomètres, pendant des heures, sans eau ni nourriture, dans des camions à double étage. Ce qui est illégal.

Au bout du voyage, la mort sera loin d’être la délivrance que ces animaux seraient en droit d’attendre. Aucune règle n’est respectée pour donner la mort avec un tant soit peu de respect. Les abattoirs sont des lieux rudimentaires où les animaux attendent parfois pendant des heures dans des enclos nus, ouverts aux quatre vents. Au Brésil, le choc électrique entre les deux yeux entraîne rarement la mort. Les animaux agonisent pendant de longs moments avant qu’un boucher ne finisse le travail. Archaïsme aussi au Mexique où le cheval est saigné d’un coup de couteau derrière la tête, dans la colonne vertébrale, pour le paralyser. Il se vide de son sang alors qu’il est encore vivant. Et, toujours en vie, ses pattes sont sciées… Une mort cruelle et indigne.

Avec ces images, parfois révoltantes et toujours intolérables, One Voice entend alerter l’opinion publique sur le sort réservé aux chevaux que beaucoup considèrent aujourd’hui comme des animaux de compagnie. L’association se bat pour que l’hippophagie soit enfin abolie en France. Aussi, elle milite pour que le cheval obtienne le statut « d’animal de compagnie » tout comme le chien ou le chat. Elle invite chacun à soutenir la proposition de loi du député Lionnel Luca, déposée à l’Assemblée nationale le 24 janvier dernier, qui demande le changement de classification des équidés « d’animal de rente » en « animal de vie ».

Source : OneVoice
2010-04-13 19:56:00"

Roadway collisions take the lives of more than a million animals and hundreds of people each year.

http://www.hsus.org/protectseal.html