Charles V ( 1338 - 1380 ) a vécu et régné dans un siècle noir de l'histoire de France.
Ce siècle est marqué par le début de la guerre de Cent Ans ( 1337 ), la Peste noire ( 1346-1347 ), la famine, la crise financière.
L'accession au trône de la famille des Valois ( 1328 ) met fin à la stabilité dynastique inaugurée en 987 par Hugues Capet.
Les victoires anglaises de Crécy ( 1346 ) et Poitiers ( 1356 ) amputèrent de moitié le royaume de France.
La guerre civile de 1356 - 1358 ( manoeuvres de Charles le Mauvais, rébellion d'Etienne Marcel et révolte des Jacques ) fit vaciller l'ensemble de l'édifice monarchique.
Il revint à un jeune homme discret, Charles, régent ( 1356 ) puis roi de France ( 1364 ), de faire renaître l'espoir et la stabilité.
Il ne le fit pas en chevalier, mais en réformateur.
Son aïeul Louis IX était demeuré le modèle du roi saint dans la mémoire collective.
Charles fut le roi sage ( réputation gagnée à force de travail, de sens stratégique et de génie de la propagande ).
Servi par des conseillers issus de la bourgeoisie et de la moyenne noblesse, comme le connétable Du Guesclin ou le chambellan Bureau de la Rivière, il sut débarrasser la France du fléau des Grandes Compagnies, forger une administration et une armée efficace, reconquérir l'ouest du royaume.
En 1380, le roi de France était à nouveau le premier souverain d'Occident.
vendredi 2 octobre 2009
L'âne de Silène ou les Anes de Meung


On attribue à Meung sur Loire une origine fabuleuse digne d'un conte de mille et une nuits.
Le fameux Silène, père nourricier de Bacchus, serait venu d'Arcadie, monté sur un âne, pour visiter cette cité dont le château féodal soutint plusieurs sièges.
Mal accueilli, Silène aurait invoqué Jupiter afin de transformer ses insulteurs en aliborons *
Mais l'origine des « ânes de Meung sur Loire », locution familière dans le pays, se rattache plutôt à la terrible famine qui sévit en 1338 à Orléans.
Les Magdunois seraient accourus avec des ânes chargés de farine pour venir au secours de leurs voisins infortunés. Les voyant arriver, les Orléanais se seraient écriés : « Allons au pain, voici les ânes de Meung ! ».
* Aliborons : Ces ânes étaient harnachés de bâts, de tétières et de croupières agrémentés de dessins en petits coquillages de différentes couleurs et n'avaient pas la mine piteuse de nos pauvres aliborons qui se sentent plaisantés.
Qui est Bacchus :
Bacchus est l'équivalent romain du Dionysos grec ( qui est beaucoup plus ancien ).
Les Romains l'ont adopté, comme beaucoup d'autres divinités étrangères.
C'est le dieu du vin, de l'ivresse, des débordements, notamment sexuels, ainsi que de la nature.
C'est aussi le père du théâtre et de la tragédie.
Ses symboles sont le lierre, la vigne et la panthère. Il tient souvent à la main un thyrse, entouré de vigne et de lierre et est surmonté d'une pomme de pin. Le thyrse peut faire jaillir la vigne ou le lierre.
Bacchus est le fils de Jupiter et de Sémélé, fille du roi de Thèbes, par translation du mythe de Dionysos.
Les romains l'ont calqué sur le mythe de Dionysos.
Sémélé était une jeune princesse mortelle, aimée de Jupiter.
Ce dernier trompa Junon et fit un enfant à Sémélé.
Par vengeance, Junon incite Sémélé à demander à Jupiter ( qui a promis d'accomplir le souhait de la future mère ) de se montrer dans sa gloire. Sémélé le lui demande. Jupiter ne peut se dédire et s'exécute, mais en apparaissant sous sa forme réelle, il la foudroie. Cependant il recueille le fœtus et le coud dans sa cuisse, le cachant pour un temps de la vindicte de Junon.
Cette dernière ne désarme pas : une fois Bacchus né, elle délègue les Titans pour en finir avec lui.
Ils le découpent en morceaux et le font bouillir dans un chaudron.
Puis Mercure transforme l'enfant en un chevreau et le confie aux Nymphes de Nysa.
Une vigne dissimule leur grotte et le jeune dieu s'en nourrit.
Bassin de Bacchus au jardin de Versailles
Les chats de Beaugency

Une légende remonte au Moyen Age, de l'époque où Beaugency n'avait pas de pont sur la Loire et où ses habitants étaient contraints d'emprunter un bateau pour se rendre d'une rive à l'autre.
Comme la commune n'avait pas les moyens de construire ce pont, le diable leur offrit de construire ce pont, en une seule nuit.
Le diable donna comme condition de prendre la première âme qui le traverserait.
Le maire accepta cette proposition en ayant, malgré tout, du malaise dans la conscience.
Le lendemain de ce singulier marché, de grand matin, tous les riverains purent constater, de leur fenêtre, le prodige : un pont, un beau et solide pont, enjambait le fleuve.
Leur première intention fut d'abord de louer Dieu.
A l'autre bout du pont le diable attendait patiemment pour prendre la première âme qui viendrait à passer.
Le maire, sentant qu'il fallut faire quelque chose, s'approcha, un seau d'eau à la main et, sous l'autre bras, un chat. Il posa le chat sur le pont et, en lui jetant l'eau du seau, le fit fuir du côté du diable.
Furieux d'avoir été ainsi possédé, le bâtisseur satanique hurla à ceux d'en face : « Messieurs les Balgenciens, vous n'êtes pas de belles gens du tout ! Vous n'êtes que des chats ! ».
De là, cette appellation familière au pays : « les chats de Beaugency ».
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Roadway collisions take the lives of more than a million animals and hundreds of people each year.
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