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vendredi 3 janvier 2014

Les causes de la douleur

Les différentes causes possibles de la douleur ont conduit à établir une classification. On distingue les douleurs dites « par excès de nociception », les douleurs neurogènes (d'origine nerveuse) et les douleurs psychogènes (qui ont des causes psychiques). Le cas des douleurs cancéreuses est particulier car il mêle fréquemment les trois catégories précédentes. Ce classement laisse de côté un certain nombre de situations dans lesquelles la douleur reste inexpliquée. Les douleurs par excès de nociception Ce sont les douleurs qui surviennent lorsque l’intensité des informations transmises par les fibres de la douleur est suffisamment importante pour parvenir au cerveau. Ces douleurs sont les plus courantes : elles correspondent aux traumatismes (chocs, coupures, brûlures, entorses, fractures, etc.) ou sont associées aux phénomènes inflammatoires (abcès dentaire, appendicite, conjonctivite, etc.). La douleur remplit alors pleinement sa fonction d’alarme et le médecin recherche en priorité la lésion ou la maladie qui en est la cause, met en œuvre un traitement adéquat (par exemple il prescrit un anti-inflammatoire) et, parallèlement, s’efforce d’atténuer ou de supprimer la douleur associée (avec un antalgique). Les douleurs nociceptives entrent également largement dans les causes des douleurs chroniques. Par exemple, l’inflammation chronique des articulations touchées par l'arthrose est à l'origine des douleurs chroniques liées à cette maladie. Les douleurs neurogènes Les douleurs neurogènes sont des douleurs en rapport avec un mauvais fonctionnement du système nerveux. Elles peuvent survenir à la suite d’une lésion du système nerveux périphérique (les nerfs) ou du système nerveux central (moelle épinière, cerveau) Ces douleurs neurogènes sont assez particulières et se traduisent le plus souvent par des fourmillements, des sensations de brûlure, de gonflement, d’écrasement, de picotements ou de décharges électriques. Elles peuvent être brutales, fulgurantes, épisodiques ou bien continues. Elles peuvent survenir en l’absence de toute stimulation ou, plus souvent, lors de stimulations habituellement non douloureuses : effleurement, courant d’air, contact avec un tissu, etc. Elles sont aggravées par le froid ou les émotions. Elles sont souvent difficiles à supporter et ont rapidement un impact négatif sur le psychisme. L’origine des lésions nerveuses est très variée. Il peut s’agir d’un traumatisme (blessure, amputation), d’un apport d’oxygène insuffisant (accident vasculaire cérébral, compression prolongée d’un nerf), d’une infection (par le virus du zona), d’une maladie métabolique (diabète), d’une intoxication (alcoolisme) ou même de l’effet de certains médicaments (notamment ceux utilisés dans le traitement du sida). Ces douleurs sont souvent difficiles à soulager. Elles évoluent et persistent malgré la guérison de la lésion nerveuse. C’est le cas du zona : le virus n’est présent qu’au début de l’infection, mais les nerfs qui ont été atteints sont le siège de douleurs neurogènes qui peuvent durer plusieurs mois, voire des années. Les douleurs psychogènes Lorsque les deux précédentes causes sont écartées, on peut évoquer l’existence de douleurs psychogènes. Elles sont liées à des troubles psychiques qui provoquent une sensation douloureuse en l’absence de toute lésion d’un organe. Elles sont difficiles à mettre en évidence et nécessitent l’avis d’un psychiatre. Elles peuvent être associées à l’anxiété et la dépression et, plus rarement, à certaines maladies mentales graves. Il est essentiel de les distinguer des cas où c’est l’existence d’une douleur chronique (dont on trouve une cause physique) qui entraîne le développement d’un état dépressif. Dans certains cas de dépression dite « masquée », il existe une forme d'anxiété qui est accompagnée de réelles douleurs, avec une sensation d’étouffement, des tensions musculaires, des palpitations ou l’impression d’avoir une boule dans la gorge. Dans d’autres cas, les douleurs liées à l’état dépressif apparaissent sans état anxieux, ou sont associées à des lésions physiques minimes qui ne permettent pas d’expliquer l’intensité des douleurs et du handicap évoqués par le patient. Il s’agit le plus souvent de mal de dos, de douleurs musculaires diffuses ou de maux de tête. Les douleurs associées aux soins médicaux Ce sont des douleurs associées à des interventions chirurgicales, à des examens médicaux, à des traitements ou à des soins. Elles ont une dimension psychologique marquée, car elles sont liées à une appréhension particulière. Les professions médicales et paramédicales ont longtemps négligé cet aspect de leur pratique, jugeant qu’elles pouvaient provoquer un « petit mal » pour un « grand bien ». Ce n’est plus le cas aujourd’hui et un effort particulier est fait pour rendre les interventions, les soins et les traitements aussi indolores que possible. La panoplie des examens médicaux a profondément évolué vers des techniques dites « non invasives », qui évitent tout traumatisme douloureux. Il en va ainsi des radiographies, mais aussi de l’échographie et de tous les moyens modernes d’imagerie médicale. De nouvelles procédures se développent également pour améliorer des gestes courants (piqûres, prélèvements sanguins, biopsies, etc.) : on peut aujourd’hui rendre indolores ces petits gestes, notamment chez les enfants. Les progrès de l’anesthésie permettent de mieux supporter les examens jadis pénibles et douloureux (coloscopies, par exemple). La chirurgie a également fait d’énormes progrès dans la manière de soulager les douleurs postopératoires : la morphine et ses dérivés ne sont plus réservés aux soins palliatifs et permettent d’assurer une analgésie et un confort optimal aux malades. Reste la dimension psychologique de la douleur, liée à cette appréhension d’avoir mal… Certains professionnels de santé la négligent encore, alors qu’il suffit dans la plupart des cas d’une explication claire des gestes envisagés, tout en rassurant le patient sur le fait qu’il bénéficiera d’une prise en charge efficace des phénomènes douloureux qui pourraient survenir. Les douleurs cancéreuses La douleur est un signe précurseur et une composante très fréquente des cancers. Il s’agit le plus souvent d’une association de douleurs nociceptives et neurogènes, avec une forte composante psychologique. Tout semble douloureux lorsqu’il s’agit de cancer : la maladie elle-même, mais aussi les examens médicaux et les traitements. La prise en charge de la douleur, aiguë et chronique, fait donc partie intégrante de la démarche thérapeutique des cancérologues. Cette prise en charge a évolué ces dernières années vers des protocoles plus efficaces et les antalgiques majeurs (par exemple la morphine et ses dérivés) ne sont plus réservés aux malades en phase terminale. Les traitements ont également beaucoup progressé et l’on prend mieux en compte leurs effets indésirables. Cependant, selon les cancérologues, de nombreux malades cancéreux restent encore imparfaitement soulagés de leur souffrance, soit parce que les soignants y sont insuffisamment attentifs, soit parce que les patients hésitent à se plaindre, de peur d’avoir à affronter de nouveaux examens ou traitements. Les douleurs inexpliquées Il reste des cas dans lesquels l’origine de la douleur, ou de la maladie associée, reste inexpliquée. Les douleurs du dos (lorsqu’aucune lésion n’est présente), les colopathies fonctionnelles (des maladies intestinales chroniques d'origine inconnue) et certaines névralgies restent mystérieuses. La migraine est aussi un bon exemple de douleur inexpliquée : on connaît le mécanisme qui provoque la douleur (une inflammation de certains vaisseaux sanguins du cerveau) mais on en ignore toujours la cause initiale, si ce n’est qu’il existe une prédisposition héréditaire et un certain nombre de facteurs déclenchants identifiés. Ces douleurs inexpliquées sont particulièrement pénibles à supporter, car la médecine ne dispose pas de traitement curatif et doit se contenter de traiter la douleur avec, parfois, des médicaments spécifiques très efficaces (traitements de la crise de migraine, des névralgies faciales, etc.). La personne atteinte reste dans l’incertitude malgré de nombreuses consultations et peut, à la longue, développer un état anxieux et dépressif qui, à son tour, aggrave sa souffrance.

Qu'appelle-t-on algodystrophie ?

L’algodystrophie est un trouble de la circulation sanguine. Elle fait suite le plus souvent à un traumatisme (entorse, fracture) et s’accompagne de douleurs parfois sévères. L’algodystrophie survient chez l’adulte, mais aussi chez le sujet âgé, d’autant qu’elle est favorisée par un terrain diabétique.L’algodystrophie apparaît alors que la cause initiale a été traitée et guérie. Elle se présente en deux phases : une phase « chaude » et douloureuse qui fait penser à une inflammation et limite les mouvements ; puis une phase « froide », après plusieurs semaines, durant laquelle les douleurs persistent sur une zone où la peau devient froide, gonflée et sensible. L’évolution vers la guérison est longue (jusqu’à plus d’un an) et nécessite l’utilisation de médicaments contre la douleur. La kinésithérapie est recommandée pour accélérer cette guérison et récupérer une capacité de mouvements normale. Il est parfois nécessaire de soulager l'anxiété associée à ce type de douleur chronique.

Quels médicaments contre la douleur ?

Les médicaments antalgiques Les principaux médicaments antalgiques (anti-douleur) sont divisés en trois classes en fonction de leur puissance d’action, selon un classement de l’Organisation mondiale de la santé proposé, à l’origine, dans le cadre du traitement des douleurs d’origine cancéreuse. Les substances antalgiques de niveau I qui sont destinées aux douleurs légères à modérées : l’aspirine, le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène, le kétoprofène, le naproxène, etc. Les AINS sont désignés ainsi pour les distinguer des anti-inflammatoires stéroïdiens ou corticoïdes, dérivés du cortisol, l’une des hormones libérées lors de la réaction de stress. Les substances antalgiques de niveau II, destinées aux douleurs modérées ou sévères ou aux douleurs insuffisamment soulagées par les antalgiques de niveau 1 : la codéine, la dihydrocodéine, le dextropropoxyphène et le tramadol, seuls ou associés à l’aspirine ou au paracétamol. Les substances antalgiques de niveau III, destinées aux douleurs intenses qui sont rebelles aux autres antalgiques : la morphine et les autres dérivés de l’opium (buprénorphine, fentanyl, hydromorphone, nalbuphine, oxycodone et péthidine). D’autres substances sont également utilisées pour combattre la douleur : des anesthésiques locaux (comme la lidocaïne, la procaïne, la bupivacaïne, etc.) ; des antispasmodiques (dans les douleurs viscérales comme les coliques néphrétiques, les colites, etc.) ; certains antidépresseurs (ANAFRANIL et ses génériques, LAROXYL, TOFRANIL, CYMBALTA) pour le traitement des douleurs neuropathiques mais leurs effets indésirables en limitent parfois l’utilisation ; un neuroleptique, le tiapride (TIAPRIDAL et ses génériques), pour le traitement des douleurs rebelles ; les myorelaxants (COLTRAMYL et ses génériques, DECONTRACTYL, LUMIRELAX) peuvent être utiles dans le mal de dos (lombalgie) chronique pour leur effet relaxant musculaire. Ils ne doivent pas être utilisés pendant des périodes de plus de 2 semaines ; des antiépileptiques : la carbamazépine (TEGRETOL et ses génériques) est utilisée dans le traitement des névralgies rebelles de la face et des douleurs neuropathiques ; la gabapentine (NEURONTIN et ses génériques) est utilisée dans le traitement des douleurs qui font suite à un zona chez l'adulte ; la prégabaline (LYRICA) est indiquée dans le traitement des douleurs neuropathiques. Les gels et les crèmes antalgiques De nombreux gels et crèmes contiennent également des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ils sont indiqués pour soulager les douleurs associées aux traumatismes bénins. Seuls sont disponibles sans ordonnance certains salicylates et les préparations contenant du diclofénac, de l’ibuprofène ou de l’acide niflumique. Il ne faut pas les appliquer sur une peau lésée (eczéma, plaie, abcès, brûlure), ni les recouvrir d’un pansement étanche. Dans les conditions normales d’utilisation, les AINS appliqués localement ont l’avantage de passer faiblement dans le sang et présentent donc moins d’effets indésirables (notamment au niveau de l’estomac) que lors de prise par voie générale. Les gels et pommades anti-inflammatoires sont parfois responsables de réactions allergiques cutanées (rougeurs, eczéma) nécessitant l’arrêt du traitement.

The red dot bringing joy to cats everywhere. These kitties dance and prance to the Nutcracker. Read more at http://lovemeow.com/2013/12/thunder-monkey-cat-dance-the-nutcracker/#eFAs2FQHfiToMgl4.99

http://youtu.be/s_DwPB65QQk

samedi 23 novembre 2013

http://www.education.gouv.fr/pid25058/le-calendrier-scolaire.html

jeudi 21 novembre 2013

Egypte. Les journaliers et le bidonville ( Alencontre le 19 - novembre - 2013 2013-635197767335001780-500_485x310Par Manar Attiya )

«Existe-t-il des bidonvilles à Choubra?», se demandent les uns et les autres lorsqu’on leur demande où se trouve le bidonville de Ezbet Al-Assal. Après de vaines tentatives, nous trouvons notre chemin. Ezbet Al-Assal est un bidonville situé à Choubra, quartier populaire du nord du Caire. En effet, Choubra est l’un des quartiers les plus peuplés d’Egypte. Pour accéder à ce bidonville, on peut passer par trois avenues principales: rue Ahmad Helmi, une partie de la rue Al-Terea et la rue d’Al-Attar.
De petites maisons en briques rouges avec un mur d’enceinte accueillent le visiteur de ce quartier informel. Les fenêtres sont recouvertes de papier cartonné pour protéger les habitants de la chaleur et du froid. Les façades des maisons sont lézardées et des tôles ondulées servent de toits. Des crottes d’animaux jonchent le sol à l’entrée des maisons et des tonnes d’immondices s’amoncellent. L’odeur fétide des détritus se mêle à celle des excréments des équidés et empeste l’air. Ici, il n’existe aucun service de voirie pour assurer le ramassage des ordures. Les plafonds des chambres de 6 m2 sont délabrés et recouverts de moisissure. Il n’y a aucun moyen de transport pour lier les habitants de ce bidonville au reste de la ville. La nuit, l’absence d’éclairage dans les ruelles plonge le bidonville dans l’obscurité et l’insécurité la plus totale. Les ruelles étroites et boueuses rendent l’accès difficile au commissariat de police. Am Meneim, 75 ans, est le cheikh de la hara (ruelle). Il est né à Ezbet Al-Assal, et ne l’a jamais quittée. Il dit que ce bidonville est constitué de 40 ruelles et 50 atfahs (ruelles fermées), et regroupe environ 2000 familles. «Chaque famille est composée de 7 à 10 enfants en plus des parents», confie-t-il. Ce bidonville abrite principalement des ouvriers et des journaliers qui travaillent dans les usines et les ateliers environnants. «Personne ne pense à régler nos problèmes. On n’a pas de revenus stables. La plupart d’entre nous sont journaliers. Avant la révolution du 25 janvier, la personne qui travaillait une quinzaine de jours par mois pouvait gagner 700 ou 800 L.E. [93 à 116 CHF]. Aujourd’hui, elle ne gagne que 300 ou 350 L.E. Ajouté à cela, les promesses faites par les responsables ne sont jamais tenues. Nous avons le droit de vivre dans des conditions normales et saines», se plaint Eid Atris, un menuisier de 47 ans, en ajoutant que les prix ne cessent d’augmenter. Le quotidien des habitants de ce bidonville est un véritable calvaire. «Pour acheter un kilo de pommes de terre, il faut compter entre 6 à 7 L.E. Jadis, la boîte de fèves se vendait à 25 ou 50 piastres, aujourd’hui, elle coûte entre 2 ou 3 L.E. Dix L.E. par jour ne suffisent plus pour nourrir ma femme et mes 6 enfants», lance avec amertume Abou-Achraf, un fraiseur. La seule chambre qu’il possède, il la partage avec ses enfants et leur maman. Les dernières décisions du gouvernement concernant l’augmentation du salaire minimum (SMIC) des fonctionnaires de l’Etat ne concernent pas ces laissés-pour-compte. «Le fonctionnaire qui ne travaille que 8 heures par jour aura droit à un salaire de 1200 L.E. Tous les employés du secteur public et privé profiteront de ce privilège, quant à nous qui travaillons toute la journée et sans relâche dans des métiers à risque, nous n’avons droit à rien», dit Chaabane, un journalier. Pour les habitants de ce bidonville, les régimes successifs n’ont rien fait pour améliorer leurs conditions de vie. Pourtant, certains considèrent que sous le régime de Morsi, les Frères musulmans ont déployé de grands efforts pour aider les gens qui habitent ces bidonvilles. Et ce, pour être sûrs d’avoir leurs voix aux élections législatives. Les associations financées par les Frères musulmans ont dépensé beaucoup d’argent. «Ils nous donnaient de l’huile, du riz, du sucre, des lentilles et même de la viande et des vêtements avant les fêtes du petit et du grand Baïram [deux fêtes solennelles suite au jeûne du Ramadan, l’une immédiatement après, l’autre 70 jours après]. Je me rendais à n’importe quelle mosquée pour empocher 50 L.E. par mois et d’autres sommes d’argent que nous offraient des associations ou des établissements appartenant aux Frères… A présent, on ne reçoit plus rien», relate Oum Hend. Bien qu’elle n’éprouve aucune sympathie à l’égard des Frères musulmans, elle regrette l’absence de tous les avantages qu’ils lui offraient. Pour d’autres, le régime des Frères n’a pas réussi à régler leurs problèmes. «Sous Morsi, nous avons passé des jours bien difficiles. Il a coupé l’eau et l’électricité, il manquait juste qu’il nous coupe l’air qu’on respire», lance Fathi, l’un des habitants de ce bidonville. Ici, les gens pensaient que la révolution du 25 janvier allait tout changer: «Nous avons réclamé: pain, liberté et justice sociale, mais rien n’a changé.» Même constat après le 30 juin. «On est encore à la case départ. Notre seul rêve est de pouvoir gagner 20 L.E. par jour pour arriver à subvenir aux besoins de nos familles», confie Gaber, père de famille. Et le gagne-pain n’est pas leur seul problème. Le manque d’infrastructures et de services rend la vie encore plus dure. Il n’existe qu’une seule école expérimentale. «Notre joie était immense en apprenant que les responsables ont décidé de construire une école dans notre bidonville. Nous avons pensé que cette école allait accueillir nos enfants, ce qui n’était pas le cas. La direction de l’école a refusé les enfants issus du bidonville pour la simple raison que leurs parents sont analphabètes. Au lieu de régler le problème de l’analphabétisme, ils ne font que l’aggraver», se plaint Fahmi, père de 4 enfants et qui a été obligé de les envoyer dans des écoles situées dans des quartiers avoisinants. Mais, d’autres parents n’ont pu donner cette chance à leurs enfants.«Si mes enfants vont à l’école, cela veut dire que je dois payer les frais de scolarité, acheter les uniformes, les livres et les cahiers. Et si l’enfant est faible, il doit également payer pour les leçons particulières. Je ne peux pas assumer de telles dépenses», dit Oum Nasra, qui a 5 enfants et dont le mari est ouvrier. Une situation qui oblige la plupart des enfants du bidonville à travailler à un âge précoce. «Au lieu d’aller à l’école, ils commenceront à travailler dès leur jeune âge et ne seront plus un fardeau pour la famille. L’enfant qui abandonne l’école s’habitue avec le temps à mendier, à voler, à se droguer ou à commettre des délits», explique Réda Choukry, chercheuse spécialisée sur la «vie» dans les bidonvilles. Mais, malgré ces conditions de vie difficiles, certains ont de l’espoir en l’avenir. «Il est impossible de régler tous les problèmes en 2 ou 3 mois. Il nous faudra attendre 5 ou 10 ans pour constater le changement, c’est le cas, après toutes les révolutions survenues dans le monde. Il faut juste que nous soyons plus patients», dit Tareq Moustapha, 44 ans. D’après lui, c’est le moment ou jamais pour ce nouveau gouvernement de prouver qu’il se soucie réellement des problèmes des habitants des bidonvilles. Des chiffres révélateurs Un sondage, effectué par le centre Bassira, a révélé que 74% des Egyptiens se plaignent de la hausse des prix des produits de première nécessité. Ce sondage effectué au cours des 3 derniers mois a, en fait, interrogé des citadins, des villageois et des habitants de bidonvilles. Cette étude a été effectuée sur un échantillon de 1724 citoyens, âgés de plus de 18 ans, dans les divers gouvernorats égyptiens les 18 et 19 septembre dernier. La méthode s’est basée sur la collecte d’informations recueillies par téléphone portable ou fixe. Ce sondage a révélé que les habitants des bidonvilles sont les moins satisfaits de leurs conditions de vie et souffrent le plus de la cherté de la vie. D’après le Dr Magued Osmane, directeur du centre Bassira, 3 personnes sur 4 des habitants des bidonvilles pensent que les prix augmentent de façon anormale. 71% dans les villages, contre 77% dans les villes d’Egypte. Cela veut dire que 73% des villageois, qui habitent dans le Delta du Nil, souffrent de l’augmentation des prix contre 78% des habitants de Haute-Egypte. (Publié par Al Ahram, 19 novembre 2013)

mercredi 14 août 2013

https://www.facebook.com/event.php?eid=133081663452315

Roadway collisions take the lives of more than a million animals and hundreds of people each year.

http://www.hsus.org/protectseal.html