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samedi 23 juillet 2016

Paris: nouvelle évacuation d'un campement d'un millier de migrants 

Des migrants dans le campement improvisé sous la station de métro Jean Jaurès à Paris le 19 juillet 2016
afp.com/MATTHIEU ALEXANDRE



Paris - Un campement insalubre de plus d'un millier de migrants qui s'était récemment reconstitué dans le nord de Paris était en cours d'évacuation vendredi matin, 26e opération de "mise à l'abri" en un an.

Il y a eu peu après le début de l'opération, qui a démarré vers 06H30, des mouvements de foule. Les gens se pressent, veulent monter dans les bus qui arrivent au compte-goutte. Les forces de l'ordre qui les contiennent les ont repoussés en utilisant des bombes lacrymogènes. 
Les cars doivent les conduire dans des centres d'hébergement en Ile-de-France et en province. 1.500 places ont été mobilisées, dont environ 500 en gymnase. 
Entre 1.200 et 1.400 personnes, pour la plupart des hommes, originaires d'Erythrée, de Somalie ou d'Afghanistan, avaient été recensées ces derniers jours dans ce campement situé entre les stations de métro Jaurès et Colonel Fabien, à cheval sur les Xe et XIXe arrondissements. 
Mubarak Abdullah vient du Soudan avec sa femme et ses deux enfants en bas âge, aux mines fatiguées. "J'ai besoin d'aide", explique-t-il en anglais avant de monter dans un des premiers cars affrétés.  
Mahamat Moussa, 19 ans vient lui du Tchad, qu'il a quitté à cause des "problèmes ethniques", dit-il. Il est en France depuis dix mois. Dans le camp "c'est très difficile, on n'a pas de couvertures, de douches, de toilettes. Moi je dors sur un carton, ma capuche sur la tête". 
La foule s'était installée progressivement sur le terre-plein central envahi par des centaines de tentes et de matelas, au milieu des détritus et des flaques d'urine. A quelques mètres se trouvent des locaux de France terre d'asile, où les migrants font leur première demande d'enregistrement. 
Le week-end dernier, des rixes avaient éclaté entre migrants, nécessitant l'intervention de policiers et CRS.  
- "Sentiment d'épuisement" - 
Pierre Henry, directeur général de France Terre d'asile, confie son "sentiment d'épuisement": "il faut dans toutes les capitales régionales des centres pour accueillir et orienter les migrants, pour arrêter d'attirer les gens à Paris et à Calais. Si ce n'est pas fait, c'est que la décision politique n'est pas prise". 
L'opération est menée en présence du préfet de région Jean François Carenco, de la préfète de Paris Sophie Broca, de représentants du ministère du logement, de la mairie de Paris, de l'Ofii (Office francais de l'immigration et de l'intégration) et d'associations. 
Didier Leschi, directeur général de l'Ofii, explique que lors des dernières évacuations, "il y a 90% d'hommes, avec une moyenne d'âge de 25 ans. Ils viennent en majorité d'Afghanistan, du Soudan, d'Erythrée. Là, il y a aussi des gens d'un peu partout, du Maghreb...
"Des gens qui peuvent demander l'asile mais ne veulent pas parce que la France n'est qu'une étape, d'autres qui n'ont pas fait les démarches", poursuit-il. Quelques-uns aussi "qui ont obtenu le statut de réfugié mais ne trouvent pas d'emploi et ne savent pas où se loger", et certains "qu'on évacue et qui reviennent...". 
Depuis un an, les campements se sont régulièrement reconstitués dans les quartiers proches de la gare du Nord, débouchant à chaque fois sur une évacuation.  
La Coordination française pour le droit d'asile (CFDA), qui regroupe des associations d'assistance aux migrants, a déploré jeudi le "harcèlement policier et administratif" dont sont victimes les personnes exilées, alors que "la France a l'obligation d'accueillir dignement et d'héberger l'ensemble des personnes qui demandent une protection sur son territoire". 
"Cet accueil doit en principe se faire dans des CADA (centres d'accueil pour demandeurs d'asile) où elles doivent être suivies et accompagnées tout au long de leurs démarches", rappelle la CFDA. Mais "dépit de créations importantes de places d'hébergement (+20.000 en deux ans), les capacités demeurent insuffisantes". 
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé la création à la mi-septembre d'un centre humanitaire de réfugiés dans le nord de la capitale. 

 


lundi 18 juillet 2016

black eyed albino sugar glider

The sugar glider (Petaurus breviceps) is a small, omnivorous, arboreal, and nocturnal gliding possumbelonging to the marsupial infraclass. The common name refers to its preference for sugary nectarous foods and ability to glide through the air, much like a flying squirrel. They have very similar appearance and habits to the flying squirrel despite not being closely related, an example of convergent evolution.[6] The scientific name, Petaurus breviceps, translates from Latin as “short-headed rope-dancer”, a reference to their canopyacrobatics. source by ·

samedi 2 juillet 2016

L’ancien premier ministre Michel Rocard est mort

LE MONDE | | Par  

Michel Rocard, mort le samedi 2 juillet à l’âge de 85 ans, avait rêvé d’un destin présidentiel. Il n’y sera jamais parvenu. Mais il y a aujourd’hui, au sein du Parti socialiste, dans les ministères, dans les think tank de la gauche qui rêvent de la refonder, quantité de ses disciples, nourris par cette « deuxième gauche » sociale-démocrate, réaliste et redistributrice qu’il avait fini par incarner.

Derrière une apparente simplicité, Michel Rocard, né le 23 août 1930 à Courbevoie, fut un homme politique paradoxal et compliqué. Longtemps l’homme politique le plus populaire de France, il était spontané voire impulsif, sincère voire naïf, maladroit mais volontiers calculateur ; apôtre d’un « parler vrai » parfois dévastateur, mais capable de manier sans broncher la langue « de madrier », selon l’expression d’un de ses anciens conseillers ; orateur parfois obscur, mais, en dehors des tribunes, d’un abord simple et direct. Obsédé par l’idée d’être écouté, reconnu, respecté.
Ce dernier trait de sa personnalité ne peut pas être dissocié des relations difficiles, mélange d’admiration et de frustration, qu’il avait avec son père. Yves Rocard était un scientifique de haut niveau. Quand, à 17 ans, Michel décida de faire Sciences-Po, il cessa d’être pris au sérieux par son père, et tenta toute sa vie, parfois inconsciemment, de reconquérir son estime. Yves était conservateur. Le jeune Michel fut progressiste, mais intégra l’influence paternelle, en étant très vite proche d’un socialisme humaniste, plus que du marxisme.

« Georgs Servet », son pseudonyme de militant

Michel Rocard s’engage dans la mouvance de la SFIO (ancêtre du PS) dès 1949 et devient six ans plus tard secrétaire national de l’Association des étudiants socialistes. Déjà la SFIO bat de l’aile, empêtrée dans les compromissions de la IVRépublique et les mensonges de la guerre d’Algérie. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris – où il milite à l’UNEF et combat un dénommé… Jean-Marie Le Pen –, Michel Rocard sort de l’Ecole nationale d’administration dans la promotion « Dix-huit juin », en 1958. Il intègre alors l’inspection des finances. La même année, il quitte la SFIO, découragé, comme tant d’autres, par la politique de Guy Mollet.

C’est là qu’il participe à l’organisation d’un parti de gauche, le Parti socialiste autonome (PSA), dont le titre de gloire principal est d’avoir refusé d’accueillir dans ses rangs… François Mitterrand. Le petit parti deviendra le PSU en 1960. L’histoire de Michel Rocard se confond alors avec celle de toute une génération qui, transitant au PSU, à l’UNEF ou ailleurs, lutte contre la guerre d’Algérie. Après la fin du conflit, Michel Rocard, qui a pris un pseudonyme, Georges Servet, pour que ses activités militantes soient compatibles avec son statut de haut fonctionnaire, commence, déjà, à se ranger dans une gauche « moderniste ».
Dès 1966 lors d’un meeting à Grenoble, « Georges Servet » affirme à la tribune, que « la visée à long terme du socialisme n’est pas nécessairement la nationalisation ». La déclaration rompt avec la culture dominante dans la gauche de l’époque. Pour la première fois, le « pseudo » de Michel Rocard apparaît dans un titre du Monde

Le début d’une longue incompréhension avec Mitterrand

Michel Rocard et François Mitterrand, eux, ne se connaissent encore que de réputation. Ils se rencontrent lors des négociations pour les législatives de 1967 (Rocard est lui-même candidat sans succès, dans les Yvelines). C’est le début d’une longue incompréhension entre le terrien de province amoureux des arbres et l’urbain qui trouvera longtemps l’évasion sur un bateau à voile, au large de la Bretagne.
Michel Rocard prend la tête du PSU en juin 1967. Ce petit parti, débordant de militants brillants, devait réveiller et rénover la gauche. Il sera, selon son expression, un « laboratoire terrifiant » où l’on s’épuise dans des débats stériles et sans fin. Après avoir mis le général de Gaulle en ballottage en 1965, Mitterrand est l’homme qui monte à gauche. Mais Michel Rocard ne veut toujours pas travailler avec lui. Arrive Mai 68. Il est au premier rang des manifestations avec les dirigeants gauchistes, alors que Mitterrand et ses amis courent derrière le mouvement, sans le rattraper. Pour Michel Rocard, c’est une victoire fatale : après Mai, il s’enferre avec le PSU dans un gauchisme débridé. Pourtant, 1969 marque aussi la véritable découverte de son personnage par le grand public. Candidat du PSU à la présidentielle provoquée par le départ anticipé du général de Gaulle, Michel Rocard fait 3,66 % des voix. C’est peu, mais la SFIO dépasse à peine 5 %.
Le PSU continue pourtant son existence groupusculaire. Au congrès d’Epinay de juin 1971, lorsque François Mitterrand lance le PS dans l’aventure de l’union de la gauche, Rocard ne comprend pas l’importance de cette nouvelle stratégie. Il perd son mandat de député et attend 1974 pour soutenir la candidature de Mitterrand à la présidentielle et rejoindre le PS. Venu de l’extrême gauche, il passe directement à la « droite » du PS en incarnant désormais une « deuxième gauche », souvent d’origine chrétienne, plus décentralisatrice, préférant la recherche du consensus à l’affrontement, l’autonomie de la « société civile » au tout Etat. En septembre 1975, Michel Rocard entre au secrétariat national du PS. En 1977, il est élu maire de Conflans-Sainte-Honorine. Au congrès de Nantes, la même année, il prononce un discours resté célèbre, sur les « deux cultures » qui structurent la gauche. La rupture entre socialistes et communistes fait perdre à la gauche les législatives de 1978. Michel Rocard, lui, récupère son fauteuil de député des Yvelines. Mais au soir du second tour, à la télévision, il exprime en quelques mots, la déception et l’amertume de la gauche, et aussi sa foi dans l’avenir. La déclaration respire la spontanéité. En fait, elle a été répétée à l’avance et Rocard, à partir de là, conservera longtemps la faveur des médias et des sondages.
En 1979, au congrès de Metz, allié à Pierre Mauroy, il passe dans l’opposition à François Mitterrand. Le premier secrétaire et ses alliés prônent la « rupture avec le capitalisme », Michel Rocard n’y croit pas. En 1980, il décide de s’appuyer sur sa popularité et de presser le mouvement. Le 19 octobre, depuis sa mairie de Conflans, il annonce sa candidature, mais seulement si Mitterrand n’est pas lui-même candidat. Sa déclaration est malhabile, mal filmé. Lorque, le 8 novembre, François Mitterrand se déclare, Rocard, mortifié, ne peut que se retirer.

Premier ministre de l’« ouverture »

Avril 1985. Après la victoire de 1981 et un passage au ministère du Plan, Michel Rocard est à l’agriculture. Le 3 avril, le scrutin proportionnel est adopté pour les législatives de 1986. Dans la nuit du 3 au 4, il présente sa démission. Il justifie sa décision par son opposition à ce mode de scrutin qui va amener pour la première fois le Front National à l’Assemblée. Chacun sait pourtant qu’il a l’échéance de 1988 en tête.
En mars 1988, François Mitterrand, annonce sa candidature à sa propre succession, sonnant la fin de la « récréation Rocard ». Une fois réélu, pourtant, il envoie à Matignon celui des socialistes qu’il juge le plus « en situation », quoi qu’il en pense sur le fond. Michel Rocard est le premier ministre de l’« ouverture ». Ses gouvernements intègrent des membres de la société civile, voire quelques transfuges de l’opposition. Pendant la campagne, François Mitterrand a affirmé qu’il n’est « pas sain » qu’un seul parti ait la majorité. Les électeurs l’ont si bien suivi que Michel Rocard ne dispose à l’Assemblée nationale que d’une majorité relative, qui le conduit à un jeu de bascule permanent, pour s’appuyer soit sur le PC, soit sur une partie des centristes.
Dans des conditions très inconfortables, le premier ministre, tétanisé par son face à face avec François Mitterrand, mène pourtant à bien un certain nombre de réformes, parfois tambour battant comme pour la création du Revenu minimum d’insertion (RMI) qui entrera en vigueur dès le 1er décembre 1988. Il ramène la paix civile en Nouvelle-Calédonie et institue la Contribution sociale généralisée (CSG)… Au sein de son cabinet, le jeune Manuel Valls entame son parcours politique qu’il placera désormais dans le sillage de Rocard.
Le temps creuse le fossé entre le président et son premier ministre. La première guerre du Golfe lui donne un sursis. Mais le 15 mai 1991, un mercredi, Michel Rocard se retrouve congédié en quelques minutes.

La fin des espérances

Les échecs de ses successeurs, Edith Cresson puis Pierre Beregovoy le laissent espérer que son destin politique n’est pas encore joué. En avril 1993, il réclame un « big bang » du PS, dont il devient premier secrétaire après le désastre des législatives. Le 29 mai 1994, il annonce que « rien », cette fois, ne l’empêchera d’être candidat à la présidentielle de 1995, où on sait que François Mitterrand ne se représentera pas. Mais aux européennes de juin, alors que le président de la République a laissé Bernard Tapie conduire une liste radicale de gauche, le PS, dont les candidats sont menés par le premier secrétaire, s’effondre à 14,5 % des suffrages.
Michel Rocard est débarqué, sans ménagement. C’est la fin de ses espérances. Il abandonne à l’automne la mairie de Conflans, après presque de vingt ans de mandat. Il ne sera jamais président de la République.
Son monde a changé. Il n’aime pas l’évolution des médias, le règne de la dérision et le déclin du pouvoir politique. « La profession politique ne bénéficie plus du respect qu’on avait pour elle du temps où elle passait pour efficace, c’est-à-dire du temps du plein-emploi, avait-­il confié au Monde (Le Monde2 du 7 mars 2004). Aujourd’hui, on nous insulte, on nous veut pauvre et on nous moque (…) Ce qui fait que ne viendront plus que les ratés de leur profession. »
Il ne s’y résout pas cependant. La victoire de Ségolène Royal aux primaires socialistes, en 2006, l’accable. Un mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, il tente en vain de la convaincre de se désister… en sa faveur. Puis, quelques jours plus tard, se prononce dans Le Monde pour un accord « Royal/Bayrou  » afin de battre Nicolas Sarkozy. On a fait meilleur camarade…

« Il faut s’habituer à être moins attendu »

Le 30 juin 2007, à 77 ans, victime d’une hémorragie cérébrale en Inde, il est transporté dans un état grave à l’hôpital de Calcutta. Une fois rétabli, il continue de fumer, boit vin blanc et rouge au déjeuner, dévore des dizaines de livres. Michel Rocard n’ignore pas, cependant, qu’il lui faut peu à peu décrocher. Il démissionne du Parlement européen en janvier 2009, sous les ovations des députés. S’installe sur les Champs-Elysées, dans les locaux de la Fondation Terra Nova, un think tank proche du PS. Et… continue à travailler. Nicolas Sarkozy s’est vanté d’être le « DRH » du PS ? Il lui confie dès le printemps 2009 une série de responsabilités : un rapport sur la taxe carbone, la co-présidence avec Alain Juppé d’une commission chargée de réfléchir à la mise en œuvre d’un grand emprunt national et le nomme ambassadeur de France chargé des négociations relatives aux pôles Arctique et Antarctique. Le voici sur la banquise, à 80 ans.
Michel Rocard ne cachait pas, cependant, que son voyage le plus difficile restait son arrivée dans le grand âge. Lui qui vivait avec sa quatrième épouse dans une maison remplie de chien et chats et avait encore réuni 300 personnes pour fêter son anniversaire, il constatait : « La vie active s’arrête à 60 ans, on devient caduc à 65 et les gens pensent que l’on sucre les fraises à 70. Il faut s’habituer à être moins attendu, à n’avoir plus d’avenir, quoi ! » Intellectuellement, pourtant il en aurait remontré à beaucoup.
Le 9 octobre 2015, François Hollande avait remis à un Rocard, frêle et souriant, la grand-croix de la Légion d’Honneur. Ces derniers mois, avant que la maladie ne l’affaiblisse trop, chaque fois qu’on allait lui rendre visite, on le trouvait encore au travail, son bureau encombré de livres dont il recommandait volontiers la lecture. Presqu’à chaque fois on l’a entendu faire cette recommandation, en raccompagnant son visiteur à la porte : « N’oubliez pas : chaque nouveau quart d’heure est tout bénéfice… »

vendredi 17 juin 2016

Qui était Jo Cox, la députée britannique tuée jeudi ?

Sources: http://www.europe1.fr/international/qui-etait-jo-cox-la-deputee-britannique-tuee-jeudi-2774669


  

PORTRAIT - Élue en 2015, Jo Cox était l'une des étoiles montantes du parti travailliste et militait pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne.

"Députée engagée et bienveillante" pour David Cameron, parlementaire "brillante" pour le maire de Londres, Sadiq Khan, "militante pour la justice sociale et la paix" selon le leader du parti travailliste, Jeremy Corbyn… Les hommages sont unanimes, après la mort de Jo Cox, grièvement blessée par balle en pleine rue, jeudi. Mariée et mère de deux enfants, la députée était âgée de 41 ans.
Députée depuis un an. Étoile montante du parti travailliste, Jo Cox n'avait pas toujours rêvé de politique. "Je ne savais pas comment parler, je ne connaissais pas les bonnes personnes. Je passais mes étés à emballer du dentifrice dans l'entreprise où travaillait mon père, pendant que tous les autres partaient en "gap year" (année sabbatique)" à l'étranger", confiait-elle dans une interview au Yorkshire Post, reprise par le Guardian. En 2015, la jeune femme a sauté le pas lorsqu'un siège s'est libéré dans la circonscription de Batley et Spen, où elle était née et résidait. Lorsqu'elle a été attaquée, jeudi, la députée se trouvait à proximité de la bibliothèque municipale de Birstall, où elle avait pris l'habitude de rencontrer ses administrés.
Elle croyait en un monde meilleur et se battait pour ça tous les jours de sa vie
Une personnalité engagée. Diplômée de l'université de Cambridge, Jo Cox avait auparavant occupé différents postes dans des organisations internationales, dont Oxfam, travaillant en Europe, aux États-Unis et dans des zones de conflits dans le monde entier. Ardente militante pour les droits des femmes, elle avait fait partie du réseau Labour Women's Network, encourageant l'entrée des femmes dans la vie publique. "Elle croyait en un monde meilleur et se battait pour ça tous les jours de sa vie avec une énergie et un enthousiasme qui auraient épuisé la majeure partie des gens", a réagi son mari, Brendan Cox, cité par Le Mirror.
Militante anti-Brexit. En une seule année passée au parlement britannique, Jo Cox s'était fait remarquer pour ses engagements, notamment lors du débat sur l'intervention militaire en Syrie. S'opposant au leader de son parti, la jeune députée avait signé une tribune favorable à une implication du Royaume-Uni face à l'urgence humanitaire. Ces derniers jours, elle avait également confirmé son engagement dans la campagne contre le Brexit, jugeant que "risquer tous les avantages de notre appartenance à l'Europe pour plonger dans les ténèbres ne me semble pas très patriotique" dans un récent billet publié sur son site internet.
Est-ce ce militantisme qui a fait de la jeune femme une cible ? A sept jours du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, l'agresseur de la députée aurait crié "Britain first", soit "Priorité au Royaume-Uni", selon un témoin cité par la chaîne Sky News. D'après son mari, Jo Cox  "aurait voulu deux choses plus que tout. La première, que nos chers enfants soient baignés d'amour, la deuxième, que nous nous unissions tous pour combattre la haine qui l'a tuée".

samedi 11 juin 2016

Défilé militaire et parade aérienne pour les 90 ans d'Elizabeth II



Quelques 1500 soldats et 300 chevaux ont participé ce samedi aux festivités publiques pour les 90 ans de la reine d'Angleterre.

La reine Elizabeth II a procédé samedi matin à la traditionnelle revue des troupes, près de Buckingham Palace, au deuxième jour des festivités organisées pour son 90e anniversaire, avant d'assister à une parade aérienne entourée de la famille royale.
Le vert éclatant de la reine. Au côté de son époux, le prince Philip, qui fêtait vendredi ses 95 ans, la reine a salué depuis son carrosse découvert la foule massée le long du Mall, l'allée majestueuse qui descend du palais de Buckingham. Sa tenue, un chapeau et un manteau d'un vert particulièrement éclatant, ont attiré les regards, poussant même certains internautes à comparer sur Twitter la tenue de la monarque à celle de la marionnette de Kermit la grenouille.
Drapeaux. Quelque 1.500 soldats en uniforme d'apparat et 300 chevaux ont défilé pour cette cérémonie baptisée "Trooping the colour" ("Salut aux couleurs"), qui prend son origine dans les préparatifs pour la guerre, où tous les drapeaux étaient montrés aux soldats afin qu'ils les reconnaissent dans la confusion des combats. La famille royale, avec pour la première fois la toute jeune princesse Charlotte, née en mai 2015, a assisté ensuite à une plus brève parade aérienne depuis le balcon du palais de Buckingham.
"Street party". Cap symbolique des 90 ans oblige, l'anniversaire privé, fêté d'habitude dans la plus grande discrétion, s'est mué cette année en bain de foule géant au pied du château de Windsor, suivi de nombreuses célébrations. Il s'est ouvert vendredi par un service à la cathédrale Saint-Paul de Londres, en présence du Premier ministre David Cameron et de toutes les figures importantes du pays. Dimanche, une "street party" géante sera organisée sur le Mall, en présence de 10.000 convives, alors que d'autres événements plus modestes sont prévus à travers le Royaume-Uni.
Née le 21 avril 1926, la reine a l'habitude de célébrer son anniversaire en deux temps : en privé, le jour J, puis lors d'une cérémonie officielle au mois de juin, selon une tradition séculaire pour échapper aux caprices de la météo.


lundi 24 février 2014

samedi 11 janvier 2014

http://www.eurekasante.fr/voyage/pendant-voyage/baigner-securite.html?pb=maladies

Les risques de la baignade en eau douce Le risque infectieux et parasitaire est le principal danger de la baignade en eau douce, en particulier dans les pays tropicaux. Les eaux et les rivages humides peuvent être contaminés par des bactéries comme, par exemple, les leptospires ou le bacille de Whitmore ; par des virus (ceux des hépatites A et E, par exemple) ou par des parasites. Les voyageurs se contaminent en ingérant de l’eau ou par pénétration de larves dans la peau. Par ailleurs, l’accumulation d’eau dans le conduit auditif peut être à l’origine d’otite externe. Pour prévenir les infections, évitez de vous baigner en eaux douces, surtout quand elles sont chaudes et stagnantes (étangs, lacs, marécages, etc.). Renseignez-vous sur les parasites qui prolifèrent sur place, au besoin auprès d’un médecin. Ne mettez pas la tête sous l’eau afin de limiter le risque d’ingestion. Ne marchez pas pieds nus et ne vous asseyez jamais à même le sol. Le bacille de Whitmore et la mélioïdose Le bacille de Whitmore est une bactérie que l’on retrouve dans de nombreux pays et, en particulier, en Asie du Sud-Est et dans les îles de l’océan Indien. Ce bacille provoque une infection, la mélioïdose, dont les symptômes sont peu caractéristiques et le diagnostic souvent difficile. Cette infection se développe plutôt chez les personnes fragilisées (diabétiques, insuffisants rénaux, personnes immunodéprimées, etc.) et se traite avec des antibiotiques. Le tsunami de décembre 2004 a augmenté sa fréquence dans les pays affectés par cette catastrophe. Qu'appelle-t-on amibes ? Les amibes sont des parasites microscopiques transmis par l’eau et les aliments. Au cours d’une baignade en eau douce, l’ingestion d’eau peut entraîner une contamination. Dans les pays tropicaux, les amibes provoquent des diarrhées accompagnées de glaires. Une espèce d’amibe particulière et heureusement très rare, Acanthamœba, peut créer de graves lésions au niveau de la cornée de l’œil, en particulier chez les porteurs de lentilles qui utilisent l’eau du robinet pour les rincer. En voyage, nettoyez toujours vos lentilles avec des solutions antiseptiques et évitez les baignades en eau douce. Les Giardia Un parasite intestinal, Giardia duodenalis, peut provoquer des diarrhées jaunâtres, des ballonnements et des maux de ventre (giardiose). La contamination se fait par de l’eau souillée ou des mains sales. Cette affection existe dans de nombreux pays tempérés (en Europe et Amérique du Nord). Qu'appelle-t-on douve du foie ? Ce petit ver plat d’une vingtaine de millimètres de long s’attrape surtout en mangeant des végétaux cultivés en eau douce (du cresson, par exemple). La douve s’installe dans le foie ainsi que dans les voies biliaires et provoque une augmentation du volume du foie accompagnée de douleurs sous les côtes situées du côté droit. On observe parfois une jaunisse avec de la fièvre. Qu'est-ce que la bilharziose (ou schistosomose) ? La bilharziose est une infection parasitaire parfois sévère, provoquée par des vers se trouvant dans les eaux douces. Les larves pénètrent dans l’organisme à travers la peau lors du contact avec une eau infestée et calme (au cours d’une baignade ou d’une marche dans l’eau). La contamination peut entraîner des démangeaisons ou de la fièvre. Les larves vont ensuite migrer dans les vaisseaux sanguins. Lorsqu’ils sont adultes, les vers pondent des œufs qui endommagent les organes où ils se trouvent. La maladie peut mettre plusieurs semaines à plusieurs années à se déclarer. Ses symptômes varient selon les organes où vivent les bilharzies (organes digestifs et notamment le foie, système urinaire) et le stade de la maladie : sang dans les urines, diarrhée et troubles intestinaux, inflammation du rectum ou problèmes de foie (cirrhose). Les vers adultes peuvent vivre jusqu'à quinze ans dans l'organisme ! Qu'appelle-t-on ankylostomose et anguillulose ? Ankylostomes et anguillules sont des vers microscopiques dont les larves vivent dans les sols humides. Elles pénètrent à travers la peau de la plante des pieds (ou des fesses chez les enfants qui jouent au bord de l’eau), provoquant des démangeaisons. Les larves migrent ensuite dans les poumons où elles sont à l’origine d’une voix rauque ou de toux. Au bout de quelques semaines, les vers s’installent dans l’intestin où ils déclenchent diarrhées et maux de ventre. Les ankylostomes peuvent ensuite être responsables d’une anémie. Qu'appelle-t-on larva migrans cutanée ? Si vous vous faites bronzer sur une plage tropicale fréquentée par des chiens, vous pouvez attraper un de leurs parasites : la larva migrans cutanée (ou larbish). La pénétration de sa larve sous la peau entraîne des démangeaisons parfois intenses et un bouton rouge pendant un à deux jours. Après quelques jours, un cordon rougeâtre de quelques centimètres de long et de 2 à 3 mm de large apparaît et progresse en zigzag. Plusieurs sillons peuvent se croiser. Ils siègent aux points de contact avec le sol : les pieds (entre les orteils), les mains, les fesses, les coudes, les genoux, le dos, etc. Cette trace avance de quelques centimètres chaque jour (la larve progresse sous la peau). Cette infection parasitaire n'est pas grave et peut disparaître spontanément en deux à douze semaines. Un traitement antiparasitaire efficace existe. Pour vous préserver de ce parasite, portez des sandales et utilisez une natte ou une serviette épaisse et sèche pour vous allonger ou vous asseoir. Si le sable est régulièrement nettoyé par la marée, le risque de parasitose est plus limité. (Sources: http://www.eurekasante.fr)

Conseil santé au voyageur : Afrique du Nord dont Maroc

http://www.eurekasante.fr/voyage/conseils-sante-pays/afrique-nord.html#video

vendredi 3 janvier 2014

Les causes de la douleur

Les différentes causes possibles de la douleur ont conduit à établir une classification. On distingue les douleurs dites « par excès de nociception », les douleurs neurogènes (d'origine nerveuse) et les douleurs psychogènes (qui ont des causes psychiques). Le cas des douleurs cancéreuses est particulier car il mêle fréquemment les trois catégories précédentes. Ce classement laisse de côté un certain nombre de situations dans lesquelles la douleur reste inexpliquée. Les douleurs par excès de nociception Ce sont les douleurs qui surviennent lorsque l’intensité des informations transmises par les fibres de la douleur est suffisamment importante pour parvenir au cerveau. Ces douleurs sont les plus courantes : elles correspondent aux traumatismes (chocs, coupures, brûlures, entorses, fractures, etc.) ou sont associées aux phénomènes inflammatoires (abcès dentaire, appendicite, conjonctivite, etc.). La douleur remplit alors pleinement sa fonction d’alarme et le médecin recherche en priorité la lésion ou la maladie qui en est la cause, met en œuvre un traitement adéquat (par exemple il prescrit un anti-inflammatoire) et, parallèlement, s’efforce d’atténuer ou de supprimer la douleur associée (avec un antalgique). Les douleurs nociceptives entrent également largement dans les causes des douleurs chroniques. Par exemple, l’inflammation chronique des articulations touchées par l'arthrose est à l'origine des douleurs chroniques liées à cette maladie. Les douleurs neurogènes Les douleurs neurogènes sont des douleurs en rapport avec un mauvais fonctionnement du système nerveux. Elles peuvent survenir à la suite d’une lésion du système nerveux périphérique (les nerfs) ou du système nerveux central (moelle épinière, cerveau) Ces douleurs neurogènes sont assez particulières et se traduisent le plus souvent par des fourmillements, des sensations de brûlure, de gonflement, d’écrasement, de picotements ou de décharges électriques. Elles peuvent être brutales, fulgurantes, épisodiques ou bien continues. Elles peuvent survenir en l’absence de toute stimulation ou, plus souvent, lors de stimulations habituellement non douloureuses : effleurement, courant d’air, contact avec un tissu, etc. Elles sont aggravées par le froid ou les émotions. Elles sont souvent difficiles à supporter et ont rapidement un impact négatif sur le psychisme. L’origine des lésions nerveuses est très variée. Il peut s’agir d’un traumatisme (blessure, amputation), d’un apport d’oxygène insuffisant (accident vasculaire cérébral, compression prolongée d’un nerf), d’une infection (par le virus du zona), d’une maladie métabolique (diabète), d’une intoxication (alcoolisme) ou même de l’effet de certains médicaments (notamment ceux utilisés dans le traitement du sida). Ces douleurs sont souvent difficiles à soulager. Elles évoluent et persistent malgré la guérison de la lésion nerveuse. C’est le cas du zona : le virus n’est présent qu’au début de l’infection, mais les nerfs qui ont été atteints sont le siège de douleurs neurogènes qui peuvent durer plusieurs mois, voire des années. Les douleurs psychogènes Lorsque les deux précédentes causes sont écartées, on peut évoquer l’existence de douleurs psychogènes. Elles sont liées à des troubles psychiques qui provoquent une sensation douloureuse en l’absence de toute lésion d’un organe. Elles sont difficiles à mettre en évidence et nécessitent l’avis d’un psychiatre. Elles peuvent être associées à l’anxiété et la dépression et, plus rarement, à certaines maladies mentales graves. Il est essentiel de les distinguer des cas où c’est l’existence d’une douleur chronique (dont on trouve une cause physique) qui entraîne le développement d’un état dépressif. Dans certains cas de dépression dite « masquée », il existe une forme d'anxiété qui est accompagnée de réelles douleurs, avec une sensation d’étouffement, des tensions musculaires, des palpitations ou l’impression d’avoir une boule dans la gorge. Dans d’autres cas, les douleurs liées à l’état dépressif apparaissent sans état anxieux, ou sont associées à des lésions physiques minimes qui ne permettent pas d’expliquer l’intensité des douleurs et du handicap évoqués par le patient. Il s’agit le plus souvent de mal de dos, de douleurs musculaires diffuses ou de maux de tête. Les douleurs associées aux soins médicaux Ce sont des douleurs associées à des interventions chirurgicales, à des examens médicaux, à des traitements ou à des soins. Elles ont une dimension psychologique marquée, car elles sont liées à une appréhension particulière. Les professions médicales et paramédicales ont longtemps négligé cet aspect de leur pratique, jugeant qu’elles pouvaient provoquer un « petit mal » pour un « grand bien ». Ce n’est plus le cas aujourd’hui et un effort particulier est fait pour rendre les interventions, les soins et les traitements aussi indolores que possible. La panoplie des examens médicaux a profondément évolué vers des techniques dites « non invasives », qui évitent tout traumatisme douloureux. Il en va ainsi des radiographies, mais aussi de l’échographie et de tous les moyens modernes d’imagerie médicale. De nouvelles procédures se développent également pour améliorer des gestes courants (piqûres, prélèvements sanguins, biopsies, etc.) : on peut aujourd’hui rendre indolores ces petits gestes, notamment chez les enfants. Les progrès de l’anesthésie permettent de mieux supporter les examens jadis pénibles et douloureux (coloscopies, par exemple). La chirurgie a également fait d’énormes progrès dans la manière de soulager les douleurs postopératoires : la morphine et ses dérivés ne sont plus réservés aux soins palliatifs et permettent d’assurer une analgésie et un confort optimal aux malades. Reste la dimension psychologique de la douleur, liée à cette appréhension d’avoir mal… Certains professionnels de santé la négligent encore, alors qu’il suffit dans la plupart des cas d’une explication claire des gestes envisagés, tout en rassurant le patient sur le fait qu’il bénéficiera d’une prise en charge efficace des phénomènes douloureux qui pourraient survenir. Les douleurs cancéreuses La douleur est un signe précurseur et une composante très fréquente des cancers. Il s’agit le plus souvent d’une association de douleurs nociceptives et neurogènes, avec une forte composante psychologique. Tout semble douloureux lorsqu’il s’agit de cancer : la maladie elle-même, mais aussi les examens médicaux et les traitements. La prise en charge de la douleur, aiguë et chronique, fait donc partie intégrante de la démarche thérapeutique des cancérologues. Cette prise en charge a évolué ces dernières années vers des protocoles plus efficaces et les antalgiques majeurs (par exemple la morphine et ses dérivés) ne sont plus réservés aux malades en phase terminale. Les traitements ont également beaucoup progressé et l’on prend mieux en compte leurs effets indésirables. Cependant, selon les cancérologues, de nombreux malades cancéreux restent encore imparfaitement soulagés de leur souffrance, soit parce que les soignants y sont insuffisamment attentifs, soit parce que les patients hésitent à se plaindre, de peur d’avoir à affronter de nouveaux examens ou traitements. Les douleurs inexpliquées Il reste des cas dans lesquels l’origine de la douleur, ou de la maladie associée, reste inexpliquée. Les douleurs du dos (lorsqu’aucune lésion n’est présente), les colopathies fonctionnelles (des maladies intestinales chroniques d'origine inconnue) et certaines névralgies restent mystérieuses. La migraine est aussi un bon exemple de douleur inexpliquée : on connaît le mécanisme qui provoque la douleur (une inflammation de certains vaisseaux sanguins du cerveau) mais on en ignore toujours la cause initiale, si ce n’est qu’il existe une prédisposition héréditaire et un certain nombre de facteurs déclenchants identifiés. Ces douleurs inexpliquées sont particulièrement pénibles à supporter, car la médecine ne dispose pas de traitement curatif et doit se contenter de traiter la douleur avec, parfois, des médicaments spécifiques très efficaces (traitements de la crise de migraine, des névralgies faciales, etc.). La personne atteinte reste dans l’incertitude malgré de nombreuses consultations et peut, à la longue, développer un état anxieux et dépressif qui, à son tour, aggrave sa souffrance.

Qu'appelle-t-on algodystrophie ?

L’algodystrophie est un trouble de la circulation sanguine. Elle fait suite le plus souvent à un traumatisme (entorse, fracture) et s’accompagne de douleurs parfois sévères. L’algodystrophie survient chez l’adulte, mais aussi chez le sujet âgé, d’autant qu’elle est favorisée par un terrain diabétique.L’algodystrophie apparaît alors que la cause initiale a été traitée et guérie. Elle se présente en deux phases : une phase « chaude » et douloureuse qui fait penser à une inflammation et limite les mouvements ; puis une phase « froide », après plusieurs semaines, durant laquelle les douleurs persistent sur une zone où la peau devient froide, gonflée et sensible. L’évolution vers la guérison est longue (jusqu’à plus d’un an) et nécessite l’utilisation de médicaments contre la douleur. La kinésithérapie est recommandée pour accélérer cette guérison et récupérer une capacité de mouvements normale. Il est parfois nécessaire de soulager l'anxiété associée à ce type de douleur chronique.

Quels médicaments contre la douleur ?

Les médicaments antalgiques Les principaux médicaments antalgiques (anti-douleur) sont divisés en trois classes en fonction de leur puissance d’action, selon un classement de l’Organisation mondiale de la santé proposé, à l’origine, dans le cadre du traitement des douleurs d’origine cancéreuse. Les substances antalgiques de niveau I qui sont destinées aux douleurs légères à modérées : l’aspirine, le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène, le kétoprofène, le naproxène, etc. Les AINS sont désignés ainsi pour les distinguer des anti-inflammatoires stéroïdiens ou corticoïdes, dérivés du cortisol, l’une des hormones libérées lors de la réaction de stress. Les substances antalgiques de niveau II, destinées aux douleurs modérées ou sévères ou aux douleurs insuffisamment soulagées par les antalgiques de niveau 1 : la codéine, la dihydrocodéine, le dextropropoxyphène et le tramadol, seuls ou associés à l’aspirine ou au paracétamol. Les substances antalgiques de niveau III, destinées aux douleurs intenses qui sont rebelles aux autres antalgiques : la morphine et les autres dérivés de l’opium (buprénorphine, fentanyl, hydromorphone, nalbuphine, oxycodone et péthidine). D’autres substances sont également utilisées pour combattre la douleur : des anesthésiques locaux (comme la lidocaïne, la procaïne, la bupivacaïne, etc.) ; des antispasmodiques (dans les douleurs viscérales comme les coliques néphrétiques, les colites, etc.) ; certains antidépresseurs (ANAFRANIL et ses génériques, LAROXYL, TOFRANIL, CYMBALTA) pour le traitement des douleurs neuropathiques mais leurs effets indésirables en limitent parfois l’utilisation ; un neuroleptique, le tiapride (TIAPRIDAL et ses génériques), pour le traitement des douleurs rebelles ; les myorelaxants (COLTRAMYL et ses génériques, DECONTRACTYL, LUMIRELAX) peuvent être utiles dans le mal de dos (lombalgie) chronique pour leur effet relaxant musculaire. Ils ne doivent pas être utilisés pendant des périodes de plus de 2 semaines ; des antiépileptiques : la carbamazépine (TEGRETOL et ses génériques) est utilisée dans le traitement des névralgies rebelles de la face et des douleurs neuropathiques ; la gabapentine (NEURONTIN et ses génériques) est utilisée dans le traitement des douleurs qui font suite à un zona chez l'adulte ; la prégabaline (LYRICA) est indiquée dans le traitement des douleurs neuropathiques. Les gels et les crèmes antalgiques De nombreux gels et crèmes contiennent également des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ils sont indiqués pour soulager les douleurs associées aux traumatismes bénins. Seuls sont disponibles sans ordonnance certains salicylates et les préparations contenant du diclofénac, de l’ibuprofène ou de l’acide niflumique. Il ne faut pas les appliquer sur une peau lésée (eczéma, plaie, abcès, brûlure), ni les recouvrir d’un pansement étanche. Dans les conditions normales d’utilisation, les AINS appliqués localement ont l’avantage de passer faiblement dans le sang et présentent donc moins d’effets indésirables (notamment au niveau de l’estomac) que lors de prise par voie générale. Les gels et pommades anti-inflammatoires sont parfois responsables de réactions allergiques cutanées (rougeurs, eczéma) nécessitant l’arrêt du traitement.

The red dot bringing joy to cats everywhere. These kitties dance and prance to the Nutcracker. Read more at http://lovemeow.com/2013/12/thunder-monkey-cat-dance-the-nutcracker/#eFAs2FQHfiToMgl4.99

http://youtu.be/s_DwPB65QQk

samedi 23 novembre 2013

http://www.education.gouv.fr/pid25058/le-calendrier-scolaire.html

jeudi 21 novembre 2013

Egypte. Les journaliers et le bidonville ( Alencontre le 19 - novembre - 2013 2013-635197767335001780-500_485x310Par Manar Attiya )

«Existe-t-il des bidonvilles à Choubra?», se demandent les uns et les autres lorsqu’on leur demande où se trouve le bidonville de Ezbet Al-Assal. Après de vaines tentatives, nous trouvons notre chemin. Ezbet Al-Assal est un bidonville situé à Choubra, quartier populaire du nord du Caire. En effet, Choubra est l’un des quartiers les plus peuplés d’Egypte. Pour accéder à ce bidonville, on peut passer par trois avenues principales: rue Ahmad Helmi, une partie de la rue Al-Terea et la rue d’Al-Attar.
De petites maisons en briques rouges avec un mur d’enceinte accueillent le visiteur de ce quartier informel. Les fenêtres sont recouvertes de papier cartonné pour protéger les habitants de la chaleur et du froid. Les façades des maisons sont lézardées et des tôles ondulées servent de toits. Des crottes d’animaux jonchent le sol à l’entrée des maisons et des tonnes d’immondices s’amoncellent. L’odeur fétide des détritus se mêle à celle des excréments des équidés et empeste l’air. Ici, il n’existe aucun service de voirie pour assurer le ramassage des ordures. Les plafonds des chambres de 6 m2 sont délabrés et recouverts de moisissure. Il n’y a aucun moyen de transport pour lier les habitants de ce bidonville au reste de la ville. La nuit, l’absence d’éclairage dans les ruelles plonge le bidonville dans l’obscurité et l’insécurité la plus totale. Les ruelles étroites et boueuses rendent l’accès difficile au commissariat de police. Am Meneim, 75 ans, est le cheikh de la hara (ruelle). Il est né à Ezbet Al-Assal, et ne l’a jamais quittée. Il dit que ce bidonville est constitué de 40 ruelles et 50 atfahs (ruelles fermées), et regroupe environ 2000 familles. «Chaque famille est composée de 7 à 10 enfants en plus des parents», confie-t-il. Ce bidonville abrite principalement des ouvriers et des journaliers qui travaillent dans les usines et les ateliers environnants. «Personne ne pense à régler nos problèmes. On n’a pas de revenus stables. La plupart d’entre nous sont journaliers. Avant la révolution du 25 janvier, la personne qui travaillait une quinzaine de jours par mois pouvait gagner 700 ou 800 L.E. [93 à 116 CHF]. Aujourd’hui, elle ne gagne que 300 ou 350 L.E. Ajouté à cela, les promesses faites par les responsables ne sont jamais tenues. Nous avons le droit de vivre dans des conditions normales et saines», se plaint Eid Atris, un menuisier de 47 ans, en ajoutant que les prix ne cessent d’augmenter. Le quotidien des habitants de ce bidonville est un véritable calvaire. «Pour acheter un kilo de pommes de terre, il faut compter entre 6 à 7 L.E. Jadis, la boîte de fèves se vendait à 25 ou 50 piastres, aujourd’hui, elle coûte entre 2 ou 3 L.E. Dix L.E. par jour ne suffisent plus pour nourrir ma femme et mes 6 enfants», lance avec amertume Abou-Achraf, un fraiseur. La seule chambre qu’il possède, il la partage avec ses enfants et leur maman. Les dernières décisions du gouvernement concernant l’augmentation du salaire minimum (SMIC) des fonctionnaires de l’Etat ne concernent pas ces laissés-pour-compte. «Le fonctionnaire qui ne travaille que 8 heures par jour aura droit à un salaire de 1200 L.E. Tous les employés du secteur public et privé profiteront de ce privilège, quant à nous qui travaillons toute la journée et sans relâche dans des métiers à risque, nous n’avons droit à rien», dit Chaabane, un journalier. Pour les habitants de ce bidonville, les régimes successifs n’ont rien fait pour améliorer leurs conditions de vie. Pourtant, certains considèrent que sous le régime de Morsi, les Frères musulmans ont déployé de grands efforts pour aider les gens qui habitent ces bidonvilles. Et ce, pour être sûrs d’avoir leurs voix aux élections législatives. Les associations financées par les Frères musulmans ont dépensé beaucoup d’argent. «Ils nous donnaient de l’huile, du riz, du sucre, des lentilles et même de la viande et des vêtements avant les fêtes du petit et du grand Baïram [deux fêtes solennelles suite au jeûne du Ramadan, l’une immédiatement après, l’autre 70 jours après]. Je me rendais à n’importe quelle mosquée pour empocher 50 L.E. par mois et d’autres sommes d’argent que nous offraient des associations ou des établissements appartenant aux Frères… A présent, on ne reçoit plus rien», relate Oum Hend. Bien qu’elle n’éprouve aucune sympathie à l’égard des Frères musulmans, elle regrette l’absence de tous les avantages qu’ils lui offraient. Pour d’autres, le régime des Frères n’a pas réussi à régler leurs problèmes. «Sous Morsi, nous avons passé des jours bien difficiles. Il a coupé l’eau et l’électricité, il manquait juste qu’il nous coupe l’air qu’on respire», lance Fathi, l’un des habitants de ce bidonville. Ici, les gens pensaient que la révolution du 25 janvier allait tout changer: «Nous avons réclamé: pain, liberté et justice sociale, mais rien n’a changé.» Même constat après le 30 juin. «On est encore à la case départ. Notre seul rêve est de pouvoir gagner 20 L.E. par jour pour arriver à subvenir aux besoins de nos familles», confie Gaber, père de famille. Et le gagne-pain n’est pas leur seul problème. Le manque d’infrastructures et de services rend la vie encore plus dure. Il n’existe qu’une seule école expérimentale. «Notre joie était immense en apprenant que les responsables ont décidé de construire une école dans notre bidonville. Nous avons pensé que cette école allait accueillir nos enfants, ce qui n’était pas le cas. La direction de l’école a refusé les enfants issus du bidonville pour la simple raison que leurs parents sont analphabètes. Au lieu de régler le problème de l’analphabétisme, ils ne font que l’aggraver», se plaint Fahmi, père de 4 enfants et qui a été obligé de les envoyer dans des écoles situées dans des quartiers avoisinants. Mais, d’autres parents n’ont pu donner cette chance à leurs enfants.«Si mes enfants vont à l’école, cela veut dire que je dois payer les frais de scolarité, acheter les uniformes, les livres et les cahiers. Et si l’enfant est faible, il doit également payer pour les leçons particulières. Je ne peux pas assumer de telles dépenses», dit Oum Nasra, qui a 5 enfants et dont le mari est ouvrier. Une situation qui oblige la plupart des enfants du bidonville à travailler à un âge précoce. «Au lieu d’aller à l’école, ils commenceront à travailler dès leur jeune âge et ne seront plus un fardeau pour la famille. L’enfant qui abandonne l’école s’habitue avec le temps à mendier, à voler, à se droguer ou à commettre des délits», explique Réda Choukry, chercheuse spécialisée sur la «vie» dans les bidonvilles. Mais, malgré ces conditions de vie difficiles, certains ont de l’espoir en l’avenir. «Il est impossible de régler tous les problèmes en 2 ou 3 mois. Il nous faudra attendre 5 ou 10 ans pour constater le changement, c’est le cas, après toutes les révolutions survenues dans le monde. Il faut juste que nous soyons plus patients», dit Tareq Moustapha, 44 ans. D’après lui, c’est le moment ou jamais pour ce nouveau gouvernement de prouver qu’il se soucie réellement des problèmes des habitants des bidonvilles. Des chiffres révélateurs Un sondage, effectué par le centre Bassira, a révélé que 74% des Egyptiens se plaignent de la hausse des prix des produits de première nécessité. Ce sondage effectué au cours des 3 derniers mois a, en fait, interrogé des citadins, des villageois et des habitants de bidonvilles. Cette étude a été effectuée sur un échantillon de 1724 citoyens, âgés de plus de 18 ans, dans les divers gouvernorats égyptiens les 18 et 19 septembre dernier. La méthode s’est basée sur la collecte d’informations recueillies par téléphone portable ou fixe. Ce sondage a révélé que les habitants des bidonvilles sont les moins satisfaits de leurs conditions de vie et souffrent le plus de la cherté de la vie. D’après le Dr Magued Osmane, directeur du centre Bassira, 3 personnes sur 4 des habitants des bidonvilles pensent que les prix augmentent de façon anormale. 71% dans les villages, contre 77% dans les villes d’Egypte. Cela veut dire que 73% des villageois, qui habitent dans le Delta du Nil, souffrent de l’augmentation des prix contre 78% des habitants de Haute-Egypte. (Publié par Al Ahram, 19 novembre 2013)

mercredi 14 août 2013

https://www.facebook.com/event.php?eid=133081663452315

mercredi 6 juin 2012

http://www.avaaz.org/fr/petition/Interdire_la_creation_de_la_plus_grande_fermeusine_de_France/?csRNtbb

Roadway collisions take the lives of more than a million animals and hundreds of people each year.

http://www.hsus.org/protectseal.html